14 CAE « cultivent leur avenir » à Papeete

Démarré en octobre 2015, le projet « Je cultive mon avenir » permet à quatorze personnes sans emploi, issues du quartier de Mama’o, de disposer d’un accompagnement leur permettant de participer à divers ateliers pratiques.

Trois ateliers sont ainsi proposés: cuisine (réalisation de confitures, de sirops et de pâte de fruits), menuiserie (réalisation de jardinière au travers la récupération de palettes usagées) et jardinage (mise en culture de plantes aromatiques, réalisation de son compost, etc).

S’agissant de ce dernier atelier, rendez-vous est donné samedi 19 décembre 2015 au marché du Terroir de Mama’o. Les réalisations ont été présentées jeudi matin au maire de Papeete, Michel Buillard, aux membres du conseil municipal ainsi qu’aux partenaires de l’opération.

La formation se déroule à Mama’o Aivi, sur les hauteurs du quartier. La parcelle, en terrasses, est utilisée depuis 2011 pour des jardins partagés. Elle représente une surface cultivable de plus de 1 100 m². La Ville de Papeete accompagne des demandeurs d’emploi du quartier (12 en 2011 / 12 en 2012 / 12 en 2013 / 5 en 2014 / 14 en 2015) grâce au jardin collectif et partagé de Mama’o Aivi.

Quatorze adultes, hommes et femmes, sont opérationnels depuis le 1er octobre et pour une durée d’un an dans le cadre juridique du CAE. Tous sont à la recherche d’un emploi, le benjamin est âgé de 21 ans, le doyen a 54 ans.

Trois groupes de 4 à 5 personnes travaillent, à tour de rôle, dans trois ateliers différents :
• FAAPU : production de plantes aromatiques destinées à la commercialisation,
• RECUPERATION : fabrication de jardinières en bois à partir de palettes usagées,
• TRANSFORMATION : valorisation des fruits polynésiens, réalisation de confitures, sirops, gelées et pâtes de fruits…

Tous vont acquérir des connaissances théoriques et pratiques, de la culture à la transformation des produits. Mais la finalité n’est pas de former des travailleurs agricoles dans un quartier urbain. Le but est, dès le premier mois, de leur permettre de devenir un acteur de la vie économique, de participer à une activité commerciale, de rentrer en contact avec des décideurs, de commencer activement la recherche d’emploi. C’est aussi ne pas attendre septembre 2016 pour se mettre à la quête d’un job.

A cette fin, par groupe de quatre, ils devront commercialiser leur production sur le marché mensuel du Terroir à Mama’o. Vendre sa production (jardinières, plantes aromatiques, confitures), c’est apprendre à s’organiser, à concevoir un stand attractif, à calculer les prix de vente, c’est avoir un comportement, une tenue, une démarche qui donne envie d’acheter.

(Crédit photos : Ville de Papeete)

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