16 cas de leptospirose signalés depuis début janvier

Voici un nouveau point sur l’évolution des épidémies de chikungunya et de leptospirose, tiré à partir du bulletin de surveillance et de veille sanitaire en Polynésie française  pour la période comprise entre le 26 Janvier et le 1er février 2015.
La leptospirose, tout d’abord, seize cas ont été signalés depuis début janvier 2015.

• Moyenne d’age : 29 ans [10 – 60 ans]
• 4 Femmes pour 12 Hommes
• 11 hospitalisations dont 3 en réanimation
• 2 Déces
Il s’agit de données non consolidées.

Rappelons que cette maladie est grave, parfois mortelle, causée par des bactéries (leptospires) pouvant pénétrer dans le corps lors de contacts de la peau avec la boue ou de l’eau sale, souillée par les urines d’animaux (rats, cochons, vaches, chiens, ..).
Voici quelques recommandations :
-Eviter autant que possible les contacts de la peau avec de l’eau ou de la boue qui peuvent être souillées : en pratique ne pas marcher pieds nus dans de l’eau boueuse, ne pas se baigner ou pratiquer des sports aquatiques (surf…) à l’embouchure des rivières, etc.
-Consulter un médecin rapidement dès que l’on observe les signes suivants, et surtout si l’on a été exposé à de l’eau souillée dans les 3 semaines précédentes :
 une fièvre élevée qui apparaît brutalement, avec un malaise
 des douleurs dans les muscles, les articulations, le ventre
 de forts maux de tête
 Un traitement antibiotique efficace prescrit précocement permet de guérir de la maladie

A propos du chikungunya ensuite, on estime que 25% de la population polynésienne a consulté pour des premiers signes cliniques de Chikungunya depuis la déclaration de l’épidémie (S41-2014).

L’épidémie est en forte décroissance sur les IDV, les ISLV et les TG. Mais la circulation du virus est toujours active aux Marquises et aux Australes avec forte augmentation du nombre de cas signalés sur Rurutu.

Près de 50% des personnes atteintes initialement par le virus du Chikungunya sont susceptibles de voir leurs signes cliniques
(douleurs articulaires notamment) persister ou réapparaitre. Il s’agit de la continuité de l’infection initiale (et non d’une réinfection), on distingue la forme « subaigüe » (entre 21 jours et 3 mois après les tous premiers signes)ou la forme «chronique» (à partir de 3 mois après les signes initiaux).
En effet, une fois infectées par ce virus les personnes sont immunisées (protégées du virus) et donc ne peuvent plus être infectées et ne sont plus contagieuses pour les autres. Ces formes persistantes peuvent être traitées par antalgiques voire par des anti-inflammatoires si nécessaire.

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