1977 – La fin du mystère Pol Pot

[ARCHIVE] Une visite à Pékin révèle que le nouveau chef du Cambodge est un ancien étudiant parisien.

1977 - La fin du mystère Pol Pot

Dans L’Express du 10 octobre 1977.

« C’est le même homme. J’en suis sûr à 99 % ». Sur le bureau d’un diplomate, à Bangkok, deux photos. L’une, ancienne, montre Saloth Sar, un étudiant converti au marxisme à Paris, dans les années 50, devenu l’un des chefs des Khmers rouges. Depuis leur victoire d’avril 1975, Radio-Phnom Penh n’a jamais prononcé son nom. L’autre arrive de Pékin, où la Chine a reçu triomphalement, le 28 septembre, le secrétaire général du P.c.k., le Parti communiste khmer, dont l’existence est ainsi révélée. Un certain Pol Pot, 52 ans, corpulent, aux cheveux courts, dont le nom a surgi pour la première fois quand Radio-Phnom Penh a annoncé, le 14 avril 1971, sa nomination à la tête du gouvernement. Aucun Occidental ne l’avait jamais vu.

A Paris, même scène. « Pol Pot et Saloth Sar ne font qu’un », affirment à L’Express deux experts, après examen attentif. « Il n’y a pratiquement aucun doute ». Ainsi se lève un petit coin du voile, malgré la manie khmère du secret et la jonglerie des pseudonymes.

Le « traître » Teng Hsiao-ping

Pour les dirigeants chinois, il n’y avait pas de mystère : Pol Pot était venu discrètement à Pékin, en juin 1975, pour rencontrer Mao Tsé-toung et Chou En-lai. Mais la télévision, qui les avait filmés ensemble, a attendu, pour les montrer, plus de deux ans. Jusqu’à ce que la patiente diplomatie chinoise remportât au grand jour son principal succès des derniers temps : le ralliement du Cambodge à la Chine.

Pour accueillir Pol Pot, tous les dirigeants chinois sont venus à l’aéroport. Hua Kuo-feng l’a embrassé. On a massé sur Tien An Men 100 000 Chinois, plus que pour Tito voilà quelques semaines. Oubliées, les réserves chinoises devant les excès de la révolution cambodgienne. Oubliées, les maladresses de Pol Pot lui-même, qui, il y a un an encore, condamnait le « traître » Teng Hsiao-ping, aujourd’hui venu, en tant que deuxième personnage du régime de Pékin, lui serrer la main avec chaleur. On acclame Pol Pot quand il prodigue aux gouvernants ch…Lire la suite sur L’Express.fr

1977 – La fin du mystère Pol Pot
Source: Yahoo Actualités

Télécharger l'article en PDF

En naviguant sur notre site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer une navigation optimale et nous permettre de réaliser des statistiques de visites. En savoir +

The cookie settings on this website are set to "allow cookies" to give you the best browsing experience possible. If you continue to use this website without changing your cookie settings or you click "Accept" below then you are consenting to this.

Close