Assemblée : textes sur la Sofidep adoptés

Trois textes – dont notamment les deux concernant le soutien de la Sofidep à la joint-venture chinoise, malgré les réticences de l’opposition – ont été adoptés, jeudi, au terme de la première séance de la session extraordinaire de l’Assemblée de Polynésie française.

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Le premier texte, un projet de délibération proposant l’extension de l’objet social de la Sofidep – société d’économie mixte dont le capital est détenu en majorité par le Pays – à toutes les entreprises et non uniquement aux petites et moyennes entreprises, a été âprement débattu. Il a finalement été adopté par 31 voix pour et 24 voix contre.

Le deuxième texte, portant sur la prise de participation de 2% de la Sofidep dans le capital social de la « société par actions simplifiée (SAS) aquacole dénommée ‘Tahiti Nui Jingmin Océan Farm”, la “joint-venture” entre le Pays et une société chinoise, a également été adopté, avec 31 voix pour, 13 voix contre et 10 abstentions.

Dans les rangs de l’UPLD (Union pour la démocratie), le projet de « joint venture » a été défendu. Le représentant à l’Assemblée Hiro Tefaerere est même allé jusqu’à revendiquer de lointaines origines asiatiques. « Nous ne bradons pas notre pays. Nous faisons appel à nos frères du continent asiatique. Pourquoi aller contre les Chinois qui sont nos ancêtres? », a-t-il affirmé.

La « joint venture » pour obtenir le soutien de la Chine

Du côté de l’opposition, les élus ont, au contraire, exprimé leurs inquiétudes quant à ce projet. Ainsi, Teiki Porlier a demandé des garanties sur les investisseurs chinois partenaires de cette « joint venture ». Il a évoqué des cas de pillage de ressources naturelles, en Afrique, par des sociétés chinoises.

Malgré le démenti de la Présidence de la Polynésie en début de semaine, Edouard Fritch, du Tahoeraa, a estimé, pour sa part, que cette « joint venture » n’était qu’une façon pour Oscar Temaru de s’assurer du soutien de la Chine à l’ONU: « Vous l’avez avoué à demi mot à votre retour de New-York, si vous êtes tant pressé de conclure avec cette société chinoise, c’est parce que vous souhaitez en retour obtenir les bonnes grâces de la République populaire de Chine pour vous appuyer dans votre démarche personnelle de réinscription de la Polynésie sur la liste des pays à décoloniser (…) Pour entrer dans l’histoire par la petite porte, vous êtes prêt à tout, sans même vous assurer au préalable que votre choix est un bon choix pour les Polynésiens ».

Le troisième et dernier texte – celui modifiant les règles de rémunération durant la période de stage des praticiens hospitaliers de la fonction publique de la Polynésie française  – a été étudié et adopté (47 voix pour) dans la journée. La séance a été suspendue peu après 16 h et doit reprendre vendredi matin à 9 h avec un autre texte suscitant la polémique – celui relatif à la création du TPC (Tahiti Pearl Consortium).

 

L’intervention d’Edouard Fritch sur le soutien de la Sofidep à la « joint venture »

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