2% du PIB consacré à la Défense en 2025

La France consacrera 295 milliards d’euros à la Défense d’ici à 2025 en vue de conforter son autonomie stratégique, une ambition à visée européenne qui se déclinera prioritairement au plus près des « besoins immédiats » des armées, en manque criant d’équipements performants.

Les modalités de répartition et d’emploi des ressources promises par Emmanuel Macron avec l’objectif d’un effort de Défense équivalent à 2% du PIB en 2025, soit trois ans après la prochaine élection présidentielle, sont inscrites dans la nouvelle loi de programmation militaire (LPM) présentée jeudi en conseil des ministres pour la période 2019-2025 et examinée à l’Assemblée nationale à partir de mars.

Après le psychodrame budgétaire qui a conduit à la démission du chef d’état-major des armées, le général Pierre de Villiers, en juillet 2017, la Défense, irrémédiable variable d’ajustement par le passé, s’engage sur « un budget sincère » écartant toute hypothèse de recettes exceptionnelles avec 295 milliards d’euros de besoins programmés jusqu’en 2025, dont 198 milliards de crédits garantis pour la période 2019-2023.

De 32,4 milliards en 2017 (en euros courants et hors pensions), le budget de la Défense devrait atteindre 44 milliards en 2023, soit une hausse de trois milliards d’euros à cette date après une progression annuelle de 1,7 milliard.

La perspective est ambitieuse mais reste en suspens pour 2024 et 2025, années pour lesquelles les ressources seront déterminées après révision de la LPM en 2021 en fonction des indicateurs macroéconomiques. L’affirmation prudente d’une « ambition 2030 » ménage l’hypothèse d’un report des engagements.

« L’effort principal est repoussé après le quinquennat, que ce soit en dotation budgétaire, en augmentation des effectifs ou en livraison des matériels », souligne dans un communiqué le député (Les Républicains) François Cornut-Gentille, qui relève « la même mécanique séduisante, mais risquée » que celle du précédent quinquennat.

Les opérations extérieures (Opex) et missions intérieures (Sentinelle et Vigipirate notamment), systématiquement sous-budgétées dans les lois de finances, bénéficieront à l’avenir d’une « provision plus réaliste ». Fixée à 650 millions d’euros en 2018 contre 450 millions en 2014-2017, elle passera selon la LPM à 1,1 milliard en 2020. « Tout ce qui viendra au-dessus sera financé par de l’interministériel », précise-t-on au ministère.

Engagée en première ligne au Sahel et dans le cadre de la coalition internationale en Irak et en Syrie, notamment, la France entend se concentrer simultanément sur trois théâtres maximum. Une restriction théorique qui n’exclut pas la prise en compte à l’avenir d’une « part d’exceptionnel » sur une scène internationale lourde de menaces, dit-on de source militaire.

Pour faire face à cette surchauffe opérationnelle, la LPM promet « un effort accéléré » afin de combler les lacunes capacitaires des trois armées et renouveler des matériels usés et obsolètes, une attente de longue date des états-majors.« Une loi qui répare et qui prépare », a souligné la ministre des Armées, Florence Parly.

Source: Yahoo Actualités

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