250 millions Fcfp d’études pour le haut-débit dans les Tuamotu et Marquises

C’est la mesure phare qui ressort du conseil des ministres de ce matin.

La subvention de la Polynésie française à l’EPIC OPT (Office des Postes et Télécommunications), via le Fonds Exceptionnel d’Investissement 2016, a pour objectif de relier Tahiti à certaines îles des archipels des Tuamotu et des Marquises, par un système de communication à haut débit par câbles sous-marins et réseaux de faisceaux hertziens.

La fracture numérique entre Tahiti et les îles non raccordées au câble sous-marin Honotua, accentuée par les limites techniques et économiques de la desserte satellitaire du réseau Polysat, est une des préoccupations du gouvernement de la Polynésie française. Cette nouvelle infrastructure contribuera au développement économique des îles éloignées et facilitera la mise en œuvre notamment de l’e-santé, l’e-éducation et l’e-administration, sans omettre l’aspect sécuritaire pour le secours en mer via le support des points hauts constitués par les pylônes des réseaux de faisceaux hertziens.

Pour tenir compte de la concentration géographique des archipels, de la distance et des projets économiques identifiés, il est envisagé de raccorder :

  • par câbles sous-marins de l’île de Tahiti :

    • aux Marquises : Nuku-Hiva et Hiva Oa

    • aux Tuamotu : Rangiroa, Manihi, Takaroa, Arutua, Kaukura, Fakarava, Makemo et Hao

  • par faisceaux hertziens, à partir de :

    • pour les Marquises

      • Nuku Hiva : Ua Pou et Ua Huka

      • Hiva Oa : Tahuata. Fatu Hiva fera l’objet d’une étude spécifique.

    • pour les Tuamotu

      • Rangiroa : Tikehau

      • Manihi : Ahe

      • Takaroa : Takapoto

      • Arutua : Apataki

      • Fakarava : Faaite

      • Hao : Amanu

Pour l’heure, les Australes et les Gambier ne sont pas concernés par ce projet. Les études relatives à cette infrastructure ont pour but de déterminer les modalités concrètes de raccordement et portent sur les études préalables en eaux peu profondes et profondes telles que l’étude de bathymétrie, de sédimentologie, environnementale, de scannage des fonds et la définition des routes marines avant la pose des câbles sous-marins.

Le montant de la phase études a été évalué à 250 millions Fcfp, avec une participation financière de 125 millions Fcfp du Fonds exceptionnel d’investissement 2016 (FEI), dont les conditions d’octroi et de mise en œuvre soumises à l’Assemblée de la Polynésie française, ont été approuvées par une délibération le 25 août dernier. Il s’agit à présent pour la Polynésie française de procéder à l’attribution de cette subvention et à faire réaliser l’opération par l’EPIC OPT conformément aux caractéristiques techniques et aux modalités de mise en œuvre définies dans la convention Pays – Office des postes et télécommunications.

Extrait du conseil des ministres

 

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