27 candidats polynésiens à la députation: faites votre choix les 3 et 17 juin!

Dans un communiqué, le haut-commissariat annonce officiellement la clôture du délai de dépôt de candidatures pour les élections législatives ainsi que la liste provisoire des hommes et des femmes qui brigueront le suffrage des Polynésiens, les 3 et 17 juin prochains.

Cette phase légale a donc pris fin ce vendredi 12 mai 2017, à 18h, dans le bâtiment du haut-commissariat situé avenue Pouvana’a o Opa.

Au total, vingt-sept candidats sont en lice dans les trois circonscriptions que compte notre collectivité.

Ce second grand suffrage national après la Présidentielle va donner l’occasion de choisir celles et ceux qui défendront nos intérêts à Paris. Quand bien même ils seront « noyés » au milieu de 577 députés!

Pour les partis politiques locaux, ce scrutin revêt un intérêt majeur, à moins d’un an des Territoriales. Pour le gouvernement d’Edouard Fritch aussi, histoire d’avancer d’une seule et même voix avec en ligne de mire la signature des accords de l’Elysée.

A signaler que contrairement au voeu exprimé par le « vieux lion » au lendemain de l’élection d’Emmanuel Macron à la Présidence de la République, le mouvement Te Nati Front national présente bien des candidats dans les trois circonscriptions, le président Eric Minardi en tête dans la 1ère. On saura enfin ce que pèse ce nouveau courant sur l’échiquier politique polynésien…

Dans la première circonscription donc, ils sont huit prétendants en lice. La députée sortante Maïna Sage brigue un nouveau mandat de cinq ans. Elle dispose d’un bilan, d’une image de femme compétente et sérieuse, ce qui la place en bonne position pour l’emporter. Face à elle, le Tahoeraa Moana Greig, Tauhiti Nena, président du Tau Hoturau, et Richard Tuheiava (UPLD) qui a déjà exercé le mandat de sénateur.

Dans la seconde circonscription, celle détenue jusqu’ici par Jonas Tahuaitu qui ne se représente plus, on recense onze candidats. C’est celle de tous les dangers où l’on risque d’observer une déperdition de voix dans les rangs du Tapura où deux candidates se tiennent tête: d’un côté, Nicole Sanquer-Fareata, officiellement désigné par le parti; de l’autre Tepuaraurii Teriitahi, la jeune protégée du maire de Paea, Jacquie Graffe. Et en spectatrice pas si désintéressée que cela, la candidate du Tahoeraa, Teura Mare épouse Iriti, présidente du groupe orange à l’assemblée de la Polynésie française, qui se verrait bien entamer une nouvelle carrière nationale. Il faudra également compter sur les voix Tavini-UPLD auxquels fera appel Tina Cross, l’ancienne mairesse de Teva i Uta, qui siège elle aussi à Tarahoi.

Dans la troisième enfin, qui succédera à Jean-Paul Tuaiva ? Huit noms apparaissent. Là aussi, les jeux promettent d’être serrés entre d’une part, Patrick Howell, pour le compte du Tapura, et d’autre part, Vincent Dubois du Tahoeraa, tous deux bien implantés dans la commune de Punaauia. Dans le rôle des trouble-fêtes, vous pouvez compter sur Moetai Brotherson, l’éminence grise d’Oscar Temaru qui, de New-York à Paris, se sent déjà à l’aise dans ce nouveau costume. Il devrait réaliser le gros de son score sur les terres indépendantistes de Faa’a.

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