333 cas de ciguatéra recensés en 2017

En 2017, 333 cas de ciguatéra ont été officiellement recensés en Polynésie française (contre 478 cas en 2016).

 

Ce chiffre est tiré d’un rapport relatif aux intoxications ciguatéra en 2017 dans le cadre du réseau de surveillance épidémiologique des intoxications par biotoxines marines coordonné conjointement par l’Institut Louis Malardé (ILM) et le Bureau de veille sanitaire (BVS) de la Direction de la santé (DS) depuis 2007. Les données ont été recueillies à partir des fiches de déclarations transmises par les structures de santé publique (hôpitaux, dispensaires, infirmeries,…), les médecins privés et les particuliers.

Ce recensement n’est valable que pour quatre des cinq archipels de Polynésie française, aucune donnée disponible concernant l’archipel des Gambier.

La diminution du nombre de cas recensés à l’échelle du territoire s’explique en partie par une baisse de fréquentation des structures médicales par les personnes intoxiquées, qui préfèrent s’en remettre aux remèdes traditionnels et consultant de moins en moins pour le simple motif de ciguatéra.

Dix îles ont montré des taux d’incidence (T.I.) dépassant le seuil considéré comme préoccupant par l’OMS (i.e. 100 cas/10 000 hab.), dont quatre îles de l’archipel des Marquises et six des Tuamotu.

Enfin, sur l’ensemble de la Polynésie, les poissons-perroquet, lutjans, loches et mérous sont les familles les plus souvent impliquées dans les cas d’intoxication rapportés en 2017. Cependant, ces données peuvent varier d’un archipel à l’autre, voire d’une île à l’autre.

Rappelons que la ciguatéra est une intoxication alimentaire non bactérienne, liée à la consommation de poissons et d’invertébrés marins issus du milieu lagonaire/récifal contaminés par des toxines produites par une micro-algue du genre Gambierdiscus. Le diagnostic doit être évoqué en présence de troubles gastro-intestinaux de type diarrhée/vomissement, associés (dans les atteintes plus sévères) à des troubles cardiovasculaires de type bradycardie/hypotension,
consécutifs à l’ingestion récente (sous 48h) de produits lagonaires/récifaux. Les troubles neurologiques surviennent en général dans un second temps, sous forme de perturbations neuro-sensitives, démangeaisons sans signes cutanés, allodynie au froid, accompagnées d’une intense fatigue. L’intoxication n’entraine pas de réactions allergiques et survient en l’absence de fièvre.

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