580 « évasans » internationales comptabilisées en 2015

Le point sur les évacuations sanitaires internationales en Polynésie française et le poids qu’elles représentent sur notre système de santé.

Notre fenua a beau disposer d’un hôpital général flambant neuf que beaucoup nous envient dans la région Pacifique, il n’empêche que certaines pathologies nécessitent encore des compétences qui font défaut ici ou bien un plateau technique plus sophistiqué; d’où le recours aux « évasans » hors de nos frontières.

En 2015, 580 évacuations sanitaires ont été organisées contre 552 un an auparavant. Ce qui fait craindre aux autorités une nouvelle spirale inflationniste. En fonction du mal dont ils souffrent, 395 patients ont été orientés vers la métropole, 185 vers la Nouvelle-Zélande. Sur les 580 personnes nécessitant des soins adaptés, une grande majorité (304) était âgée entre 20 et 60 ans. Pour 35% d’entre elles, leur transfert a été médicalisé, ce qui signifie la présence à bord de l’avion d’un médecin ou d’une infirmière à leurs côtés.

La première cause (38%) d’une évasan » est liée au domaine de la cardiologie. Tout de suite après, à 35%,, vient naturellement la cancérologie. Pour accueillir les malades polynésiens, 48 établissements en métropole et 8 en Nouvelle-Zélande sont référencés par la Caisse de prévoyance sociale (CPS).

Le coût moyen d’une « évasan » en 2015 était de 6,2 millions de Fcfp pour la métropole et 5,6 millions Fcfp en Nouvelle Zélande. Et encore, ces chiffres sont à prendre avec des pincettes du fait de retard de facturation…Ce qui représente globalement un montant de 3 milliards 650 millions de Fcfp à la charge de l’organisme de sécurité sociale.

Toujours est-il que ce n’est pas de gaieté de coeur que la CPS débourse chaque année autant d’argent ! La mise en place de la médecine isotopique depuis juin 2016 au CHPf mais également la multiplication des « missions d’experts » sur le territoire sont de nature à réduire le nombre de départs. D’autant que la plupart d’entre eux constituent de véritables drames (séparation, éloignement…) pour la cellule familiale.

Rappelons qu’en l’état actuel de la règlementation, l’évacuation d’un enfant âgé de moins de 16 ans nécessitera la présence d’un seul accompagnateur agréé – le père ou la mère généralement – qui malheureusement ne pourra prétendre à aucune indemnité en espèce pour compenser son éventuelle perte de revenus.

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