A. Géros (UPLD): « Hors de question de jouer le jeu de Flosse… »

Dans un communiqué que nous reproduisons intégralement, le président du groupe UPLD à l’assemblée, Antony Géros, réaffirme le principe d’une stricte neutralité dans la guerre fratricide qui secoue le Tahoeraa, estimant avoir trop souffert de l’instabilité par le passé.

Depuis quelques temps, les « orange » ne savent plus à quel saint se vouer. Entre « oranges pressés » et « oranges amers », le combat des chefs lasse et inquiète la population. Entre les déclarations démagogues de Flosse, et les retours du fond de table de Fritch, c’est un ping-pong malsain qui ramine le spectre de l’instabilité. Cette instabilité, l’UPLD en a fait les frais de 2004 à 2013. Et comme le disait Fritch lui-même il y a peu : « Déstabiliser, au Tahoeraa on sait faire. Très bien faire même ! »

Ce n’est donc pas de notre côté qu’il faut chercher la manigance et les tentatives de manipulation. Oscar Temaru l’a dit dès le lendemain des élections : « Nous laisserons le gouvernement gouverner et le Peuple se prononcera. Il est hors de question de jouer le jeu de Flosse dans sa énième tentative de récupérer son trône. » Que certains médias veuillent absolument alimenter la machine à rumeurs pour faire grimper l’audimat, c’est classique. Mais les Polynésiens ne doivent pas être dupes : l’UPLD ne vote ni « pour » Gaston, ni « pour » Édouard. L’UPLD vote en fonction de ses convictions et de l’analyse complète qu’elle fait de chaque dossier qui passe à l’Assemblée. C’est la base même de l’exercice démocratique. Parfois, ce vote dans le sens du gouvernement, parfois non. Et évidemment, quelle que soit l’option, il est à la fois pratique et vendeur de nous accuser de collusion avec l’un ou l’autre.

Pour autant, depuis 2004, et quelque fut le gouvernement, l’UPLD n’a jamais – contrairement aux poncifs souvent véhiculés – fait d’opposition systématique. Il suffit pour s’en convaincre de lire les procès-verbaux des séances. Quand c’est bon, nous votons « pour », sinon nous votons « contre ». C’est simple. Et nous n’avons aucun « à priori » en fonction de la provenance des textes examinés.

L’UPLD comprend le désarroi, et parfois le dégoût des Polynésiens. Notamment les 66 000 qui ont voté pour le Tahoeraa Huiraatira. Ce qui se passe aujourd’hui au sein de l’ancienne famille orange est une guerre de succession aux relents Oepidiens. L’UPLD est observateur de ces querelles mais en aucun cas partie prenante, car au final, les fruits ne tombent jamais loin de l’arbre.

Te aroha ia rahi.

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