A l’assemblée, cherche Sandrine Turquem désespérément!

Les représentants à l’assemblée de la Polynésie française sont réunis ce jour, jeudi 20 avril, pour la deuxième séance de la session administrative 2017.

Outre l’examen de six dossiers dont l’étude est prévue en seconde partie de journée, les élus devaient procéder, comme de coutume, au renouvellement des membres de la commission permanente ainsi que ceux siégeant au sein des commissions législatives, de la commission chargée de la préparation du budget de l’institution, de la commission de contrôle budgétaire et financier (CCBF) ou encore des organismes extérieurs.

Sans surprise, John Toromona conserve pour une année supplémentaire – la dernière de la mandature (2013-2018) – la présidence de la commission permanente, Dylma Aro celle de la CCBF. A la tête des commissions intérieures dites « législatives », pas de grand changement non plus, si ce n’est que l’Equipement passe aux mains de Joseph Asha (majorité Tapura) en lieu et place de Tina Cross (UPLD) alors que Chantal Tahiata, du même groupe indépendantiste, est promue à celle de l’Agriculture en remplacement de Thomas Moutame (Tahoeraa).

Toujours est-il que cette deuxième séance n’a pas été des plus passionnantes!

A un peu plus de quarante-huit heures du premier tour des élections présidentielles, et alors que la campagne pour les législatives est déjà bien entamée, force est de constater que l’hémicycle de Tarahoi était pour le moins très clairsemé. Mais s’il y en a une qui brille par son absence, c’est bien la représentante orange Sandrine Turquem.

Depuis plusieurs mois en effet, ou plus exactement depuis qu’elle a perdu la présidence de la commission du Tourisme (avril 2016) dont elle reste membre néanmoins, plusieurs de ses collègues s’interrogent sur ce cas jugé « hors norme » puisque, comme chacun le sait, l’intéressé a conservé parallèlement son métier de pilote de ligne sur Air Tahiti Nui. « Entre deux vols, elle nous fait parfois grâce de sa présence en séance plénière histoire de ne pas être pénalisée sur ses indemnités mais franchement, trouvez-vous normal que cette élue touche près de 600 000 Fcfp par mois pour ne jamais être là ? On l’a encore constaté pas plus tard que la semaine dernière lors de l’ouverture de notre session administrative qui est pourtant un moment important pour les élus que nous sommes ! », s’est publiquement exclamée la présidente du groupe majoritaire, Sylvana Puhetini.

Et de conclure: « (…) la décence voudrait qu’elle démissionne si elle souhaite se consacrer entièrement à son premier métier, et qu’elle laisse sa place à un élu plus concerné par la vie et le devenir des Polynésiens ».

Télécharger l'article en PDF

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

En naviguant sur notre site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer une navigation optimale et nous permettre de réaliser des statistiques de visites. En savoir +

The cookie settings on this website are set to "allow cookies" to give you the best browsing experience possible. If you continue to use this website without changing your cookie settings or you click "Accept" below then you are consenting to this.

Close