Adoption de la loi du pays (amendée) sur le transport interinsulaire

La deuxième séance de la session budgétaire s’est ouverte, mardi matin à l’assemblée de la Polynésie française, dans une ambiance apparemment plus consensuelle. Pour preuve, le texte a été adopté par 47 voix « pour », l’UPLD, à l’exception de Joelle Frébault, préférant s’abstenir.

A l’ordre du jour des travaux législatifs, l’examen du projet de loi du pays relatif à l’organisation du transport interinsulaire, maritime et aérien; un texte qui a fait l’objet de deux reports successifs ces dernières semaines compte tenu de l’absence de majorité pour l’adopter.

Mais les lignes bougent! Sans savoir qui a fait le premier pas, il semble que le gouvernement et le groupe Tahoeraa à l’APF aient trouvé un terrain d’entente.IMG_5838

Comme l’a indiqué en préambule le ministre de l’Equipement, Albert Solia, cinq amendements ont été préparés pour tenir compte des remarques des élus et des exploitants concernés, qu’ils soient armateurs ou opérateur aérien, en l’occurrence Air Tahiti. Il a néanmoins rappelé à l’attention des représentants que ce texte avait reçu un avis favorable du CESC (Conseil économique, social et culturel) il y a neuf mois déjà, ce qui, à ses yeux, démontre bien que le sujet n’a pas été traité dans la précipitation.

Pour le groupe A Ti’a Porinetia, Philip Schyle a simplement fait part de son souhait que cette loi de pays soit votée. Quelle que soit l’issue…

Du côté du Tahoeraa, c’est Gilda Vaiho, élu paumotu, qui a pris officiellement position, laissant entendre que si ce texte est aujourd’hui amendé, c’est du fait de ses « carences initiales ». Mais elle a démenti toute volonté de blocage, remerciant au passage le ministre pour son « esprit de consensus ».IMG_5841

Ce qui n’est apparemment pas le cas du groupe UPLD qui, par la voix d’Antony Géros et au terme d’une complexe analyse juridique, persiste à opposer deux visions, deux approches: d’un côté le service public, de l’autre la libre-concurrence avec le risque (improbable!) de voir, demain, des opérateurs étrangers desservir nos îles.

Durant la discussion, par article, le président du Pays, Edouard Fritch, a plaidé pour « remettre un peu d’ordre » dans la desserte interinsulaire en général, tout en concédant certaines possibilités d’assouplissement ultérieur. Une chose est sûre: tous les gouvernements ont été confrontés à ce besoin de faire évoluer l’organisation des transports entre les îles sans jamais aller jusqu’au bout de la démarche. Désormais, c’est fait!

 

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