Adoption du budget (2017) du Pays: vite et bien fait !

Peu après 15h, le budget général de la Polynésie française pour l’exercice 2017 a été approuvé par trente-trois représentants sur cinquante-sept.

De mémoire d’observateurs politiques, jamais un budget du Pays n’avait été validé avec une telle facilité! Et pour cause, « l’affaire » aura été pliée en moins de cinq heures de temps.

Après une première passe d’armes en matinée relative à l’ordre du jour des travaux pour déterminer, qui de la copie budgétaire ou des lois fiscales, aurait la primeur des élus – le gouvernement préférant passer tout de suite aux choses sérieuses – les premières salves de l’opposition ont été envoyées par la voix de Tony Géros au nom de l’UPLD, puis de Teura Iriti, au nom du groupe Tahoeraa.

Mais globalement, forcer est de reconnaître que l’opposition n’avait pas grand chose à redire, sinon que le gouvernement Fritch faisait le choix de prendre aux « pauvres » pour donner aux « riches patrons ». Ce qui a été formellement contesté par le président du Pays, en personne, détaillant à l’appui quelques-uns des dispositifs de solidarité qui, au contraire, étaient abondés en monnaie sonnante de trébuchante.

Deux voix de l’opposition se détachent…

Sur la forme à présent, notons qu’aux voix de la majorité se sont ajoutées celles de Thomas Moutame, maire (orange) de Taputapuatea-Raiatea et de Chantal Galenon issue des rangs bleus.

S’agissant du premier, il n’en est pas à son coup d’essai tant l’élu des Raromatai est avant tout pragmatique, pourvu que le développement serve les intérêts de sa population. Quant à la seconde, elle a longuement justifié son positionnement, demandant « pardon » aux membres de son groupe. A ses yeux, en effet, il y a des moments dans la vie politique où « il faut travailler ensemble pour l’intérêt général ». Elle a également félicité les deux ministres féminines du gouvernement (ndlr: Nicole Sanquer et Tea Frogier) pour les actions accomplies et celles programmées en 2017. C’est donc « un vote de solidarité » qu’elle a voulu témoigner aujourd’hui à l’assemblée.

Mais à l’évidence, un tel engouement n’a pas suffi à ramener Teura Iriti à la raison. En guise d’explication de vote, la chef de groupe a réitéré ses critiques, expliquant qu’il s’agissait là d’un « budget sans saveur », raison pour laquelle il convenait de « vite quitter la table ».

Du moment où personne ne s’étouffe, nous pourrions donc conclure que l’honneur est sauf!

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