Air France met du « Boost » dans son moteur… mais pas en Polynésie!

La compagnie Air France annonce le lancement, dès l’automne prochain, d’une filiale baptisée « Boost » à coûts réduits sur moyen puis long-courrier. Une offre alternative pour la destination polynésienne ?…rien n’est moins sûr!

Le premier syndicat de pilotes du transporteur tricolore vient de donner son feu vert au projet qualifié de stratégique.

Les vols «Boost» (nom provisoire donné à la future compagnie) seront opérés par des pilotes Air France volontaires, avec des conditions d’emploi inchangées, tandis que les hôtesses et stewards seront recrutés à un coût inférieur à celui d’Air France.

Les opérations pourraient commencer dès l’automne sur moyen-courrier puis à l’été 2018 sur long-courrier, avec l’objectif de maintenir les lignes actuellement déficitaires sur Air France, notamment face aux compagnies du Golfe,  voire d’en ouvrir de nouvelles.

A travers le projet d’accord «Trust Together» signé entre la direction et les syndicats de pilotes, il s’agit donc d’instaurer une dynamique de confiance, condition nécessaire pour préparer les réformes de notre entreprise et ainsi affronter avec succès la concurrence.

Comme d’autres (Ryannair, Easy Jet etc) avant elle, Air France cherche donc à séduire une nouvelle clientèle en tirant les prix vers le bas, quitte à offrir un service de moindre qualité. Mais de là à imaginer voir « Boost » opérer entre Papeete et Los Angeles, et pourquoi pas jusqu’à Paris… il ne faut pas rêver.

D’abord, parce que le pavillon tricolore n’est pas en danger sur cette route commerciale peu convoitée il est vrai. Ensuite, et surtout, parce que le Pays ne permettrait pas une telle intrusion dans le ciel polynésien, susceptible de causer de graves dommages à la bonne santé financière retrouvée d’Air Tahiti Nui. Ce dont nous ne pouvons que nous réjouir après des années de déficit épongées à force de subventions publiques…

Il n’en reste pas moins, contrairement à ce que prétendent les dirigeants de la compagnie au tiare, que le coût exorbitant du transport aérien international dans la somme des dépenses d’un couple de touristes moyen candidat au voyage, constitue le principal obstacle à l’essor de la fréquentation touristique dans nos îles. Alors que de leur côté, les investisseurs ne se bousculent toujours pas au portillon pour construire de nouveaux hôtels.

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