Améliorer le dispositif de soutien public à la filière agricole

Mercredi matin, le conseil économique, social et culturel (CESC) a également rendu un avis sur un projet de « loi du pays » relatif aux aides à la filière agricole. Texte approuvé par 26 votes pour, 0 contre et 1 abstention.

Ce projet de « loi du pays » vise à « améliorer le dispositif du soutien public au secteur agricole » avec de nouvelles mesures appelées à se substituer au dispositif des aides à la relance de l’agriculture (ARA), mis en place en 2013, dispositif pour lequel le CESC a rendu un avis le 1er février 2013.

L’agriculture polynésienne participe au développement économique et social de la Polynésie française. Elle s’appuie principalement sur de petites exploitations axées sur la polyculture.Selon les données statistiques du Pays, « le flux financier agricole et agroalimentaire généré en 2015 a été estimé à environ 55,1 milliards F CFP (hors taxes) en hausse générale de 6% par rapport à 2014″.

Il se répartit de la manière suivante. Sur le marché intérieur, à la vente des produits agricoles locaux, pour 7,4 milliards F CFP; aux exportations de produits agricoles transformés pour 3 milliards F CFP; aux importations pour 44,7 milliards F CFP.

Le secteur primaire et notamment l’agriculture est essentiel au développement de l’économie polynésienne. Il s’agit, à terme, de nourrir la population polynésienne et d’acquérir la « souveraineté alimentaire ». L’organisation des filières des productions est un préalable nécessaire aux fins d’atteindre le double objectif de rééquilibrage entre les importations et les exportations et d’autosuffisance alimentaire.

Ce secteur demeure toutefois confronté à un ensemble d’obstacles liés à des facteurs tant physiques, économiques que sociaux. Pour l’ensemble de ces éléments, l’agriculture doit continuer d’être soutenue et doit constituer une priorité pour les autorités publiques.

Le CESC accueille favorablement le principe d’aider l’ensemble des acteurs de la filière qu’il s’agisse des producteurs eux-mêmes que des personnes qui interviennent dans la transformation de nos produits agricoles locaux. A ce titre, il considère que des mesures urgentes doivent être parallèlement prises en matière de lutte contre les pestes (fourmis de feu, virus affectant les productions locales…) et l’utilisation incontrôlée des pesticides. Sans ces actions concrètes, le développement de l’agriculture est fortement compromis.

Le CESC estime également que l’efficacité et la portée des aides publiques au secteur agricole doivent faire l’objet d’une évaluation et d’un bilan régulier au regard d’indicateurs préalablement fixés.

Le CESC considère à cet effet qu’il est urgent pour le Pays et l’ensemble des acteurs du secteur de l’agriculture de disposer d’une vision ou d’une stratégie globale claire en Polynésie française et que soit enfin établie une politique agricole cohérente suivie par les différents gouvernements pour l’établissement d’un schéma directeur.

(à partir des éléments fournis par le CESC)

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