Analyse des enjeux du scrutin de dimanche en Nouvelle-Calédonie

Une spécialiste de l’Océanie analyse les enjeux du scrutin de dimanche, suivi de près par le gouvernement.

Trente ans après l’accord de Nouméa, vingt ans après ceux de Matignon, la Nouvelle-Calédonie décide ce dimanche 4 novembre de son destin.

La question posée aux 174 154 électeurs : « Voulez-vous que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante? ». Aux dires de tous les spécialistes, le non a de très grandes chances de l’emporter. Pourtant, le scrutin est surveillé de près par l’exécutif.

Les répercussions de ce vote sont potentiellement nombreuses, à tous les niveaux. Entretien avec Sarah Mohamed-Gaillard, maître de conférence en histoire contemporaine, spécialiste de l’Océanie à l’Institut national des langues et des civilisations orientales (Inalco).

L’EXPRESS : Quels sont les enjeux de ce scrutin dominical?

Sarah Mohamed-Gaillard : Le scrutin de dimanche, attendu depuis trente ans, est un référendum sur l’accession de la Nouvelle-Calédonie à la pleine souveraineté. La question du corps électoral, en particulier, a fait débat. Les premiers scrutins appelaient toutes les personnes résidant sur l’île à s’exprimer, notamment ceux qui n’étaient pas installés depuis longtemps. Les indépendantistes y voyaient une certaine manipulation du vote, puisque ceux arrivés depuis peu votaient massivement contre l’indépendance. Des avancées ont été obtenues des deux côtés. En 1983, les Kanaks ont, par exemple, accepté de reconnaître tous les descendants des travailleurs et des bagnards comme membres du corps électoral.

Certains affirment que la victoire du non est garantie, en vertu de la « loi du nombre » qui met en minorité les partisans de l’indépendance.

C’est ce qu’affirment la plupart des anti-indépendantistes. Les Kanaks représentent 39% de la population. Même si le scrutin n’appelle au vote que les citoyens néo-calédoniens [ceux résidant de façon continue sur l’île depuis le 31 décembre 1994, NDLR], il faut garder en tête que tous les Kanaks ne plaident pas pour l’indépendance. Cela laisse penser q…Lire la suite sur L’Express.fr

Source: Yahoo actualités

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