Après sa déroute, Wall Street sur des montagnes russes

La Bourse de New York, victime d’un mouvement de panique lundi, hésitait sur la direction à suivre mardi, ses indices vedettes oscillant fortement depuis l’ouverture entre pertes et gains.

Vers 15H20 GMT, dans un marché très volatil, l’indice vedette Dow Jones Industrial Average prenait 0,06% à 24.360,36 points, après avoir perdu plus de 2% en début de séance puis avoir grimpé de plus de 1,5%.

La veille, il avait dévissé de près de 1.600 points en cours de séance avant de finalement clôturer en baisse de 4,6%.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, s’appréciait de 0,18% à 6.979,96 points au lendemain d’un repli de 3,8%.

L’indice élargi S&P 500, qui représente les 500 plus grandes entreprises cotées aux Etats-Unis, montait de 0,10% à 2.651,71 points après une chute de 4,1% la veille.

Le marché des actions fluctuait déjà fortement dans les échanges électroniques précédant l’ouverture de la séance officielle, dans le sillage des turbulences observées sur les places asiatiques et européennes.

L’indice qui mesure la volatilité à Wall Street, le VIX, a d’ailleurs encore grimpé mardi en début de séance à son plus haut niveau depuis l’été 2015, avant de retomber soudainement.

– Inconnu à la Fed –

La déroute du marché américain des actions, aussi soudaine et rapide fut-elle, n’a pas été une réelle surprise dans la mesure où les indices n’ont cessé de grimper ces derniers mois sans pratiquement jamais marquer le pas, remarquaient mardi plusieurs observateurs.

« Les courtiers s’interrogent sur la façon d’aborder une économie qui accélère vraiment pour la première fois depuis des annés », avec notamment des salaires qui commencent enfin à grimper et des politiques économiques très favorables aux entreprises, a remarqué Christopher Low de FTN Financial.

Dans ce contexte, la banque centrale américaine (Fed) doit réévaluer le rythme auquel elle diminue ses mesures de soutien à l’économie et « ce réajustement sera guidé par un président qu’on ne connait pas », Jerome Powell ayant pris lundi ses fonctions à la tête de l’institution, a-t-il ajouté.

« Pendant des années on savait qu’on pouvait compter sur (ses prédécesseurs) Ben Bernanke ou Janet Yellen pour intervenir si les marchés baissaient trop. Avec Jerome Powell, on ne sait pas », a abondé Gregori Volokhine de Meeschaert Financial Services.

Source: Yahoo Actualités

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