APRP: la directrice réagit au communiqué du gouvernement

En réponse au communiqué du gouvernement paru dans notre newsletter de jeudi, la directrice des APRP (Ateliers pour la réinsertion professionnelle des personnes handicapés), Candice Simier, donne sa version des faits quant aux difficultés financières que rencontre l’établissement.

La subvention versée aux APRP permet la prise en charge de l’aide au poste et de l’aide au développement.

L’aide au poste a vocation à aider les entreprises adaptées, telle que la nôtre (unique en Polynésie) à rémunérer leurs salariés handicapés  sur la base minimale du SMIG brut. Ainsi, 80% des salaires au SMIG brut sont couverts ( à l’exception des charges patronales et prime d’ancienneté qui relèvent des obligations de l’employeur). Quant à l’aide au développement, elle est attribuée pour tenir compte des surcoûts générés par l’emploi de personnes handicapées par l’entreprise adaptée et permettre un suivi social et professionnel de la personne.

Le service de mise en paiement des mandats de la paierie a renseigné les APRP pour les assurer hier du paiement d’un 1er mandat à hauteur de 9.630 millions FCP.

Cette fraction de versement, non encore positionnée sur les comptes de l’entreprise, permettra de régulariser les arriérés de salaires du mois de novembre 2014 dans les jours à venir.

Pour autant, il appartiendra à l’entreprise de faire face seule aux difficultés de trésorerie que ce versement tardif aura entraîné, à savoir les pénalités bancaires et le maintien des salaires des employés pendant les périodes de cessation de travail et du manque à gagner s’agissant de nos activités commerciales)

Ce 1er versement n’est qu’un commencement d’exécution de la libération de la totalité de la subvention.

Depuis le mois de janvier, les APRP versent les salaires de leurs employés travailleurs handicapés et honorent simultanément leurs principaux créanciers alors même que la subvention permettant la prise en charge salariale n’est pas versée.

Les difficultés structurelles rencontrées par les APRP sont indéniables. Pour autant, certaines doivent être analysées en terme de conséquence sous l’angle de la co-responsabilité entre l’entreprise que nous sommes et le Pays qui nous délègue l’exercice une mission sociale majeure en terme de cohésion sociale et sociétale.

Onze mensualités de retard dans la contribution de la prise en charge salariale est une quotité qui paraît être en totale inadéquation avec une réelle mise en œuvre de politique publique pour protéger sans discriminer les personnes les plus vulnérables et notamment celles porteuses de handicap.

S’agissant des raisons internes aux APRP qui auraient pu servir de motif explicatif pour justifier le retard de versement des subvention ( 12 mois.) par le Pays , cet argument est contestable.

La direction du travail analysant une délégation de pouvoir comme une cessation totale de pouvoir a bloqué le circuit de transmission des documents visant à formuler la demande de subvention au titre de l’année 2014 et de ce fait a ralenti considérablement la procédure d’instruction de celle-ci.

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