Assemblée: la prise en charge des malades d’alzheimer en question

Ce jeudi matin, à l’assemblée de la Polynésie française, dans le cadre de la séance des questions orales d’actualité, la représentante du Rassemblement pour une majorité autonomiste (RMA), Sylvana Puhetini, a interrogé le ministre de la Santé, Patrick Howell, sur la prise en charge des malades d’alzheimer dans nos îles. Voici la réponse apportée…

La maladie d’Alzheimer est une lente dégénérescence des neurones, qui s’étend progressivement à l’ensemble du cerveau. Elle se caractérise par des troubles de la mémoire à court terme, des fonctions d’exécution et de l’orientation dans le temps et l’espace. Le malade perd progressivement ses facultés cognitives et son autonomie.

Selon les données rapportées dans la littérature scientifique, la maladie d’Alzheimer est rare avant 65 ans. Après 65 ans, la fréquence de la maladie s’élève à 2 à 4 % de la population générale, augmentant rapidement pour atteindre 15 % à 80 ans.

Ainsi, environ 900.000 personnes souffrent de la maladie d’Alzheimer aujourd’hui en France. Ce chiffre pourrait doubler d’ici moins de 40 ans, avec près de 225.000 nouveaux cas diagnostiqués chaque année. Les femmes sont plus exposées à cette maladie, mais cette différence pourrait être liée aux écarts d’espérance de vie.

En Polynésie française, la CPS recense environ 400 patients souffrant de cette maladie et déclarés en affection de longue durée. Selon les taux de fréquence de la maladie appliqués à la population polynésienne (recensement 2012), l’estimation du nombre de personnes touchées atteint près du double.

  • A votre question : Quels sont les moyens publics qui pourraient être mis en œuvre pour soutenir davantage les patients et leurs familles à vivre cette période difficile ?

Je tiens à vous rappeler que, face à ce problème émergent qui risque de s’aggraver avec l’augmentation de l’espérance de vie, l’un des six axes  structurants du Schéma d’Organisation Sanitaire 2016-2021 promulgué en février 2016, est exclusivement consacré au « bien vieillir », en partenariat avec le ministère chargé de la solidarité.

Il y est notamment recommandé de privilégier le maintien à domicile et l’amélioration de la prise en charge des personnes âgées. L’ensemble des  actions préconisées pour ce faire est bien évidemment applicable à la prise en charge des personnes souffrant d‘Alzheimer. Citons particulièrement :

  • la reconnaissance du statut d’aidant familial ;
  • l’accompagnement de l’aidant familial par une formation d’appui et des propositions de répit » qui prend tout son sens quand on sait le rôle, ô combien important, mais extrêmement difficile et ingrat de l’entourage familial proche au quotidien des malades souffrant d’Alzheimer.

Enfin, en réponse à votre question : ne pourrait-on pas faciliter l’ouverture de structures d’accueil spécialisées à l’instar de celle de Pirae,  je tiens à vous rassurer puisqu’il est prévu d’accompagner des projets de création d’établissements spécialisés pour personnes âgées de type EHPAD (Etablissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) mais également de type unités de vie pour maladie d’Alzheimer.

 

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