Sofitel Maeva Beach : la piste russe semble définitivement écartée

A l’occasion de la séance des questions au gouvernement, lundi, à l’Assemblée de Polynésie française, le représentant Tahoeraa Edouard Fritch a interrogé le président du Pays sur la situation du Sofitel Tahiti. Oscar Temaru a répondu que le rachat par des Russes n’est plus d’actualité.

Deux questions ont été posées au gouvernement, ce lundi,  à l’Assemblée. L’élue To Tatou Aia de Raiatea, Sylviane Terooatea, est d’abord intervenue pour regretter que le Pays n’ait débloqué qu’une aide financière de 27 millions Fcfp pour l’organisation de la grande course de pirogues, Hawaiki Nui va’a, qui doit avoir lieu, d’ici quinze jours, aux îles Sous-le-Vent, alors que, dans le même temps, une subvention de 500 millions Fcfp devait être allouée pour l’organisation de la coupe du monde de beach soccer, à Tahiti, en 2013.

Le représentant Tahoeraa Edouard Fritch a ensuite demandé au président de la Polynésie française et ministre du Tourisme, Oscar Temaru, ce qu’il était advenu de la proposition de rachat du Sofitel Tahiti Maeva Beach Resort par des investisseurs russes. Proposition que le président avait lui-même évoqué il y a quelques semaines de cela. Et Edouard Fritch de souligner au passage « que dans le même temps » Oscar Temaru avait rejeté « la proposition faite par un investisseur local au prétexte qu’il voulait y adjoindre un casino ».

Discussions rapidement bloquées

Le représentant de l’opposition a ajouté: « Vous constatiez encore, il y a moins de deux semaines, qu’il n’y avait pas suffisamment de chambres en Polynésie française et vous invitiez de manière tonitruante chacun d’entre nous à accueillir un touriste (…) Cette annonce a fait bondir les professionnels, mais il paraît que ceux-ci n’y connaissent rien puisque vous avez déclaré que ‘nous avons eu tort de laisser le tourisme entre les mains des professionnels ».

Le président, ministre du Tourisme, a, pour sa part, fait savoir que les discussions pour le rachat par un groupe russe – il était question d’un grand groupe pétrolier, Lukoil – n’ont pas abouti. Le directeur de l’hôtel, en Polynésie, n’aurait pas été contacté directement. Les discussions engagées au niveau du groupe Accor, en métropole, auraient très rapidement buté sur des questions de prix.

Les représentants ont, par la suite, débattu du rapport de la Chambre territoriale des comptes (CTC) sur la gestion de la société d’économie mixte du Port de pêche de Papeete entre 2005 et 2011. Le statut de cette société d’économie mixte locale ne semble pas en adéquation avec sa situation réelle. Les élus ont, en tous cas, profité de l’étude de ce rapport pour souligner leur volonté de voir le secteur de la pêche se développer. Un dernier texte portant sur une convention entre la Polynésie française et l’ASN (autorité de sûreté nucléaire) a été adopté avec 49 voix pour, ce qui a mis fin à cette quatrième séance de la session budgétaire.

 

 

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