Attentat de Saint Etienne du Rouvray: un pas de plus dans l’horreur, écrit le Tahoeraa

C’est avec effroi que nous avons appris ce matin le tragique attentat perpétré dans une église, en pleine messe, qui a conduit à l’assassinat d’un prêtre âgé de 84 ans, par deux jeunes terroristes se réclamant de Daech, écrit le parti orange dans un communiqué.

Nous n’imaginions pas que l’on puisse franchir le seuil de la barbarie, en allant aussi loin : tuer un homme de paix en prière, célébrant l’eucharistie au milieu de ses fidèles dans son église.

Le Tahoera’a Huiraatira dénonce cet acte abject et assure l’Eglise et les chrétiens de son soutien et de sa compassion, en particulier les proches du prêtre assassiné et les paroissiens blessés.

Après l’attentat de Charlie Hebdo qui visait la liberté de la presse ; après les attentats de novembre au Bataclan, aux terrasses des cafés et devant le Stade de France qui visaient la joie de vivre et l’esprit de fête et de partage à la française ; après l’attentat de Nice qui visait le symbole fort de la fête nationale, les valeurs républicaines et de l’unité qu’elle incarne ; nous franchissons aujourd’hui un pas de plus dans l’horreur et l’atteinte à nos symboles en visant cette fois une église, fondement de l’histoire chrétienne de la France et des valeurs de laïcité que porte la République.

Nous partageons le sentiment d’horreur qui étreint les français, car les Polynésiens sont profondément attachés aux valeurs chrétiennes qu’ils partagent dans une grande diversité de confessions qui savent vivre en paix et en harmonie au sein d’une laïcité polynésienne.

Ce nouveau drame apporte au Tahoera’a Huiraatira l’occasion de remercier les Eglises de Polynésie française pour leur rôle majeur en faveur de la jeunesse et de la cohésion sociale. Par les valeurs chrétiennes d’Amour, de Partage et de Pardon qu’elles encouragent, elles constituent un socle puissant qui préserve notre jeunesse des dérives les plus graves et sauvegarde notre capacité à vivre ensemble.

Le Tahoera’a Huiraatira appelle l’Etat à la vigilance. Il n’oublie pas la mobilisation des Polynésiens pour empêcher l’installation d’une mosquée en Polynésie française par un jeune imam autoproclamé que l’on disait proche de la mouvance salafiste. Inconnu de tous, débarqué de France, cet individu était interdit de séjour aux Etats Unis où il était fiché pour ses activités. Peu après son départ de Tahiti, il était apparu à la télévision comme l’un des voisins du terroriste Abaoud en Seine Saint Denis et se présentait comme « l’imam de Tahiti ». Cet épisode doit nous rappeler que même loin, la Polynésie n’est pas à l’abri des idéologies qui servent de terreau à la violence et à la division et dans lesquelles s’égare une partie de la jeunesse en perte de repères.

Communiqué du gouvernement

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