Attentats du 13 novembre : qu’est-ce qu’une « fiche S » ?

Les membres identifiés des différentes « équipes » qui ont participé aux attaques à Paris et à Saint-Denis, vendredi 13 novembre, étaient tous connus d’une manière ou d’une autre par les services de police en France ou en Belgique. En France, les membres de « l’équipe du Bataclan » faisaient tous l’objet d’une « fiche S » (pour « atteinte à la sûreté de l’Etat »).

Depuis les attentats de Paris de janvier 2015, le grand public a tristement l’habitude d’entendre parler de cette « fiche S ». Les frères Kouachi, qui ont mené l’attaque contre Charlie Hebdo, tout comme leur complice Amedy Coulibaly, auteur de la prise d’otages contre l’Hyper Cacher, étaient recensés dans ce fichier. L’auteur présumé de l’attaque du Thalys, en août, y figurait également.

D’après les chiffres donnés par les politiques ces derniers jours, le nombre de personnes faisant l’objet d’une fiche S serait compris entre « quelques milliers », selon le ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve – qui entretient le flou – et « 11 500 », selon l’ancien président Nicolas Sarkozy.

Une des catégories d’un fichier vieux de quarante ans

Cette fiche S ne constitue en fait que l’un des nombreuses catégories de fiches d’un seul et même fichier, vieux de quarante ans, celui des personnes recherchées. Créé en 1969, il rassemblerait les noms de plus de 400 000 personnes, aussi bien des militants altermondialistes que des membres du grand banditisme ou encore des mineurs signalés pour fugue.

Chacune des 21 catégories est identifiée par une ou plusieurs lettres, dont la CNIL nous fournit une dizaine d’exemples :

  • « AL » pour les aliénés,
  • « E » pour la police générale des étrangers,
  • « IT » pour les interdits de territoire,
  • « M » pour les mineurs en fugue,
  • « PJ » pour ceux recherchés par la police judiciaire,
  • « R » pour l’opposition à la résidence en France,
  • « S » pour sûreté de l’Etat,
  • « T » pour les débiteurs du Trésor,
  • « TE » pour l’opposition à l’entrée en France,
  • « V » pour les évadés.

Le contenu précis de ces fiches est (…)

Lire la suite sur lemonde.fr

Lire la suite : Attentats du 13 novembre : qu’est-ce qu’une « fiche S » ?
Source: Yahoo Actualités

Télécharger l'article en PDF

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

En naviguant sur notre site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer une navigation optimale et nous permettre de réaliser des statistiques de visites. En savoir +

The cookie settings on this website are set to "allow cookies" to give you the best browsing experience possible. If you continue to use this website without changing your cookie settings or you click "Accept" below then you are consenting to this.

Close