Attentats : Jean-Yves Le Drian en ministre de guerre

Plus que jamais, le ministre de la Défense est un ministre de guerre.Jean-Yves Le Drian, qui était ce matin l’invité du Grand Rendez-vous d’Europe 1/Le Monde/iTélé, a affirmé son rôle, jusque dans la campagne des régionales. « Le pays est en guerre. Ça nécessite de ma part une mobilisation de tous les instants ». Jean-Yves Le Drian a d’abord tenu à éclaircir le risque d’attaque chimique. Jeudi matin, les propos de Manuel Valls à l’Assemblée nationale, précisant que les autorités prenaient en compte ce risque du fait de « l’imagination macabre » des jihadistes, avait semé le doute : le Premier ministre avait-il des informations sur une menace précise pour en parler spontanément ? Une attaque chimique ou bactériologique fait « partie des risques » que court la France, a affirmé Jean-Yves Le Drian.

En évoquant ces armes, le Premier Ministre « a évoqué la liste des menaces contre lesquelles nous devons prémunir globalement et cela fait partie des risques que nous devons prendre en considération », a-t-il souligné.

« Toutes les précautions sont prises » pour l’éviter, et, a-t-il voulu rassurer, « c’est très compliqué d’utiliser l’arme chimique à partir d’un territoire sur un autre ».

Le plan d’attaque contre Daech

Dans sa riposte contre les attentats qui ont fait 130 morts et plus de 350 blessés, la France a déployé son porte-avions Charles de Gaulle en Méditerranée orientale. Dès lundi, « il sera en mesure d’agir, avec les avions de chasse qui sont à bord, complétés par les avions de chasse qui sont à proximité et qui ont déjà frappé sur le territoire de l’État islamique».

L’armée française triple sa capacité. Les 26 chasseurs embarqués sur le porte-avions – 18 Rafale et huit Super Étendard – viennent appuyer les six Rafale stationnés aux Émirats arabes unis et les six Mirage 2000 en Jordanie.

La lutte contre l’EI est « à la fois une guerre de l’ombre et une guerre du champ de bataille », a souligné le ministre. Guerre de l’ombre contre « le mouvement terroriste international qui a pour objectif de frapper le monde occidental », une guerre de terrain contre un « État organisé ». Il faut frapper « Mossoul (Irak) où se trouvent les lieux de décision politique (de l’EI) et Raqqa (Syrie) où se trouvent les centres de formation des +foreign fighters+, c’est-à-dire les combattants destinés à agir à l’extérieur », a-t-il précisé. Le ministre attend aussi que soient frappés les ressources des fondamentalistes, « les champs pétrolifères ». « Aujourd’hui la multiplication des actions va considérablement limiter cette capacité », a-t-il souligné, alors que les avions de chasse américains ont commencé à bombarder des camions-citernes transportant du pétrole dans les fiefs de l’EI.

Pour éviter que Daech ne prospère en territoire libyen, devenu la base arrière de l’EI, Jean-Yves Le Drian appelle les factions libyennes rivales à former un gouvernement d’union nationale. « Il y a urgence (…) Daech prend des territoires à partir de Syrte et essaie de descendre vers des ressources pétrolières », a-t-il ajouté.

Attentats : Jean-Yves Le Drian en ministre de guerre
Source: Yahoo Politique

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