Bienvenue chez toi, soldat-caporal Robert Lequerré, « Mort pour la France »!

« Mort pour la France » le 13 juin 1940 à Grundviller (Moselle-France), le soldat Robert Lequerré s’apprête à retrouver les siens pour reposer en paix au cimetière de l’Uranie à Papeete. Sa dépouille est rapatriée demain matin, mercredi, par le vol Air France.

 

C’est l’histoire d’un homme. Ou plutôt d’un Brave! Qui, comme beaucoup d’autres, a répondu à l’appel de la Mère Patrie pour chasser l’envahisseur du sol de France au commencement de la Seconde guerre mondiale. Il s’appelait Robert Lequerré. Tombé au champ d’honneur, le 13 juin 1940, quelque part dans l’Est de la France – il n’avait alors que 22 ans – ce caporal polynésien affecté au 41ème RMIC (Régiment des mitrailleurs d’infanterie coloniale fusiller voltigeur), va bientôt reposer parmi les siens sur sa terre natale. IMG_4414

En effet, grâce à la ténacité des membres de sa famille, le rapatriement de ce qu’il reste du corps du soldat Lequerré a été officiellement acté le 15 septembre dernier par le Secrétaire d’Etat aux anciens combattants et à la mémoire auprès du ministre de la Défense. Son retour est annoncé pour demain matin, mercredi 10 décembre, par le vol Air France. Les honneurs militaires lui seront aussitôt rendus à la Base aérienne 190 en présence de ses proches.

Il aura fallu attendre quatre ans de procédures et d’interventions au plus haut niveau pour obtenir, à titre exceptionnel, le transfert des restes du soldat Lequerré. Le tout, au frais de l’Etat.

Réunis ce matin à la mairie de Papeete en présence du tavana, Michel Buillard, sa fille Monique Sage, son petit-neveu Yannich Lowgreen et son neveu, Gérard Doucet, ont tenu à lui rendre publiquement un vibrant hommage. Soixante-quatre ans après sa disparition, l’émotion est plus que jamais palpable. « J’avais quatre ans lorsqu’il est parti à la guerre (…) Nous n’avons pas tellement de souvenirs », reconnaît d’emblée Monique Sage. Il a laissé trois fille derrière lui, et son épouse Emilie. Mais elles ne l’ont jamais oubliées…

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Encore moins Gérard Doucet, parti à la recherche de son héro, multipliant les recherches généalogiques, les rencontres et les rendez-vous susceptibles de retracer le parcours de ce combattant « Mort pour la France ».

Engagé dans l’armée française le 7 juin 1939, ce guerrier tahitien embarque à bord du Sagittaire le 23 du même mois. Direction Marseille où il arrivera le 2 août. Un mois après son arrivée en métropole, c’est l’ordre de mobilisation générale. Le 41ème RMIC est alors positionné dans le secteur de la ligne Maginot, là où se déroulent les combats parmi les plus violents de la Bataille de France. Il perdra la vie à Grundviller le 13 juin 40 et sera inhumé sur place , puis exhumé le 30 juin pour reposer dans un premier temps dans le cimetière militaire de Hoste-Bas puis à la Nécropole nationale de Metz Chambière où sa tombe portant le numéro 658 sera finalement identifiée.

En hommage à sa mémoire, une grande cérémonie France-Tahitienne aura lieu à l’hôtel de ville de Papeete, le samedi 13 décembre, où son reliquaire sera exposé à partir de 9h en salle du conseil municipal. L’inhumation suivra au 1er étage du cimetière de l’Uranie à côté de ses parents, Victor Lequerré et Hamoeura Teraiamano.

 

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