Bilan 2014: 46 milliards Fcfp de recettes touristiques, selon l’IEOM

Dans un contexte économique plus favorable que les années précédentes, l’excédent du compte de transactions courantes s’est accru de 4,5 milliards de F CFP sur un an, s’inscrivant à 18,7 milliards de F CFP, observe l’Institut d’émission d’outre-mer (IEOM).

Le déficit des échanges de biens se réduit de 4,5 milliards de F CFP à 142 milliards de F CFP. Les exportations progressent (+1,5 milliard de F CFP), soutenues par de meilleurs résultats des principaux produits locaux destinés à l’export, alors que les importations diminuent (-3 milliards de F CFP) à la faveur d’une réduction de la facture énergétique.

L’excédent des échanges de services se renforce de 5,6 milliards de F CFP, pour s’établir à 53 milliards de F CFP, grâce aux bonnes performances observées dans le tourisme et le transport aérien : les recettes touristiques s’élèvent à 46 milliards de F CFP (+11 %) et celles liées aux transports aériens à 29 milliards de F CFP (+12 %). Le tourisme conforte son rôle de première ressource à l’exportation de la Polynésie française, en générant 41 % des recettes de biens et services du territoire en 2014.

Au total, les versements publics nets atteignent 120 milliards de F CFP en 2014, ce qui représente près de la moitié du total des crédits du compte de transactions courantes. En termes nets, ils pèsent 22 % de la richesse créée en Polynésie française en 20141, renouant avec leur part d’avant-crise. Cette part dans le PIB du territoire avait progressivement augmenté à partir de 2009, alors que l’économie entrait en récession, conférant aux dépenses publiques durant ces années de crise un rôle contra cyclique important pour l’économie polynésienne.

Le compte financier affiche des sorties nettes de 24,4 milliards de F CFP en 2014. Les entrées nettes liées aux investissements directs et aux investissements de portefeuille ne compensent pas les sorties nettes des « autres investissements ». Les investissements directs (IDE) se soldent par des entrées nettes de 1,3 milliard de F CFP, après 3 milliards de F CFP en 2013. Cette diminution est liée notamment à une nette réduction des apports de trésorerie de sociétés mères vers leur filiale en Polynésie française.

Le solde des investissements de portefeuille est excédentaire de 6,2 milliards en 2014, le Pays ayant contracté deux emprunts obligataires auprès de non-résidents, pour un montant total de 6,8 milliards de F CFP, afin de financer son programme d’investissements.

Rappel : La balance des paiements est un document statistique qui rassemble et ordonne l’ensemble des transactions économiques et financières d’une économie – un territoire, un pays ou une zone économique – avec le reste du monde, au cours d’une période donnée. Elle permet de mesurer les transactions entre résidents et non-résidents et ainsi évaluer l’insertion de la collectivité dans son environnement extérieur.Le Produit intérieur brut (PIB) de la Polynésie française est estimé à 538,6 milliards de F CFP en 2014, d’après les premiers résultats issus des comptes rapides CEROM.

Télécharger l'article en PDF

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

En naviguant sur notre site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer une navigation optimale et nous permettre de réaliser des statistiques de visites. En savoir +

The cookie settings on this website are set to "allow cookies" to give you the best browsing experience possible. If you continue to use this website without changing your cookie settings or you click "Accept" below then you are consenting to this.

Close