Blocage Tahoeraa-UPLD sur l’organisation du transport interinsulaire

Pas de chance pour le ministre de l’Equipement, Albert Solia, qui, pour la deuxième fois, a vu « passer à la trappe » son projet de loi du Pays relatif à l’organisation du transport interinsulaire maritime et aérien.

L’issue était attendue. Pour le moins, prévisible…Fataliste, ou plutôt réaliste, le vice-président Nuihau Laurey juge juge cette « situation ubuesque » et surtout comme la conséquence logique de gouverner sans majorité! Pourtant, sur ce dossier comme sur d’autres, le gouvernement était ouvert à des améliorations par voie d’amendements. En vain. Au point de se demander quel est l’objectif recherché, si ce n’est faire de l’obstruction…

Après une première demande de complément d’informations – pas plus tard que le 25 août dernier – le Tahoeraa huiraatira, par la voix de Sandra Lévy-Agamy a sollicité cette fois-ci un retrait du texte de l’ordre du jour.

« C’est juste pour accompagner nos amis du milieu (ndlr: groupe Tapura-ATP)«  a indiqué la présidente du groupe orange, Teura Iriti, dans un souci d’obtenir encore un peu de temps. Même son de cloche en provenance de son collègue UPLD, Antony Géros, pour qui il ne fait aucun doute que « le texte n’est pas encore mûr ».

Résultat du vote public: 33 représentants (Tahoeraa et UPLD) contre 24 ont validé le retrait.

Deux heures durant, toutes les sensibilités politiques représentées dans l’hémicycle ont exprimé leur point de vue sur le cadre législatif en question qui n’est, comme il a été rappelé en séance, qu’une première étape avant l’adoption d’un schéma directeur des déplacements durables interinsulaires pour la période 2015-2025. Avant même de connaître l’issue fatale, le ministre Solia avait prévenu: « Ce n’est pas le gouvernement que vous allez pénaliser mais plutôt les archipels éloignés et leurs populations » qui attendent une amélioration de leur vie quotidienne.

Pour ne prendre qu’un exemple, Moehau Teriitahi, élu paumotu, a expliqué que lorsqu’un de ses concitoyens décède à Papeete, son rapatriement sur son île natale peut durer trois mois avec un placement en chambre froide dans l’un des navires qui opère la desserte.

Conclusion de Philip Schyle, élu Tapura et maire de Arue: « Ce projet est un premier pas! C’est important un premier pas…Mais voyez-vous, dans le cas d’espèce, j’ai l’impression que pour certains représentants, il est urgent de repousser encore et toujours pour finalement ne rien décider ».

 

 

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