Budget Outre-Mer 2015: la réponse de la ministre aux deux sénateurs polynésiens

Suite aux propos des deux sénateurs de Polynésie française, Teura Iriti et Vincent Dubois, au sujet du budget 2015 pour les Outre-mer, la ministre George Pau-Langevin tient à réaffirmer que la Polynésie française bénéficie pleinement de la priorité donnée aux Outre-mer par le gouvernement.
En effet, les deux parlementaires ne peuvent ignorer que l’effort général de l’Etat en Polynésie française augmente de 4,4%, comme en atteste le document de politique transversale qui leur a été transmis.

La dotation globale de développement économique, la DGDE, est ainsi sanctuarisée avec des crédits de paiement qui sont stables sur le triennal, à plus de 135 millions d’euros, soit 16,2 milliards de Fcfp.

S’agissant de la dotation globale d’autonomie, la DGA, le gouvernement s’est attaché à ce que l’effort demandé à la Polynésie française, comme à l’ensemble des collectivités territoriales françaises, tienne compte de la situation particulière du pays afin d’en préserver les ressources et de ne pas obérer le redressement des finances de la collectivité.

Ainsi, la contribution de la DGA de Polynésie française à l’effort demandé aux collectivités locales est de 3,2 millions d’euros, soit 384 millions de Fcfp, alors qu’il aurait été de 8 millions d’euros, soit 960 millions de Fcfp, si les mêmes critères que pour l’Hexagone avaient été retenus.

Par ailleurs, le prochain contrat de développement est préservé avec un engagement de l’Etat sur la période 2015-2020 qui atteint 177 millions d’euros (21,2 milliards de francs), soit plus de 700€ par habitant (84.000 Fcfp par habitant), quand la moyenne dans l’Hexagone ne dépasse pas 150 € par habitant (18 000 francs par habitant).

Enfin, s’agissant de la continuité territoriale, le gouvernement réaffirme que ne pas réformer le dispositif aurait conduit à la remise en cause de ce qui constitue aujourd’hui la priorité qu’a souhaité préserver la ministre des outre-mer : l’accès des jeunes ultramarins à la formation et à l’emploi.

Ainsi, demain, à un rythme et dans des conditions inchangés, les jeunes Polynésiens continueront de bénéficier de l’aide à la mobilité pour suivre leurs études dans l’Hexagone. La ministre des Outre-mer a cependant relevé avec satisfaction que les sénateurs polynésiens ont malgré tout refusé de voter l’amendement anti-SMA proposé par le sénateur Didier Robert.

Nulle « double peine », ni « mauvais sort » fait à la Polynésie française, comme le considèrent à tort M. Dubois et Mme Iriti : le budget 2015 traduit au contraire, en tout point, la volonté constante du gouvernement de tenir les engagements de la République envers les Outre-mer en général et les Polynésiens en particulier. Et c’est dans ce même esprit que le gouvernement est mobilisé avec le président Edouard Fritch et les députés Jean-Paul Tuaiva et Maina Sage pour sauver le RSPF dont l’Etat s’était désengagé sous la présidence de Nicolas Sarkozy.

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