CESC: 50 milliards de Fcfp à dépenser sur 5 ans

Par trente voix « pour », une contre et une abstention, le Conseil économique, social et culturel (CESC) a émis, ce matin, un avis favorable au projet de délibération portant approbation du nouveau projet de Contrats de projets Etat-Polynésie française pour la période 2015-2020. Soit la bagatelle de 50 milliards de Fcfp à injecter dans le circuit économique avec toutes les retombées (emploi…) que cela engendre.

 

En préambule, la quatrième institution du fenua s’est dit « sensible à la reconnaissance dont lui fait part du Pays » en l’associant aux travaux de réflexion sur le texte qui lui a été soumis. Et pour cause, la consultation par la « Société civile » des projets de délibération ne constitue pas une obligation légale. Mais avec le gouvernement d’Edouard Fritch, on le sait, une nouvelle gouvernance, plus ouverte et transparente, est en marche…

Il faut dire que l’importance du sujet mérite la plus large adhésion possible!

Après un premier Contrat de projets 2008-2013, prolongé d’un an d’un commun accord, l’Etat et les autorités polynésiennes ont souhaité poursuivre leur partenariat dans le cadre d’un dispositif plus efficace. Rappelons en effet que la première expérience n’a pas été des plus concluantes: sur une enveloppe d’investissements de 47,6 milliards Fcfp, le niveau d’engagement a atteint seulement 62%, soit un montant inférieur à 30 milliards de Fcfp; d’où un certain nombre d’améliorations apportées depuis pour une meilleure liquidation des crédits.

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Mais la véritable innovation du CDP, nouvelle mouture, c’est l’existence de deux contrats distincts: l’un relatif au financement de projets relevant de la compétence du Pays à hauteur de 38 milliards de Fcfp, l’autre dédié au financement de projets communaux pour 12 milliards de Fcfp.

S’agissant du plus gros « morceau » (38 milliards de Fcfp), pas moins de huit secteurs éligibles ont été retenus avec la volonté de « placer la croissance économique et l’emploi au cœur des volets d’action ». Une priorité en faveur des secteurs productifs tels que le tourisme et le secteur primaire (ressources marines et agricoles) que salue le CESC. Avant de regretter cependant que « le dispositif proposé ne soit pas accompagné de chiffres prévisionnels en matière de création d’activités et d’emplois ».

Le logement social est également l’un des bénéficiaires majeurs du CDP 2015-2020. A ceci près que l’enveloppe qui lui est consacrée est moins importantes: 19,79 contre seulement 11,940 milliards de Fcfp dans le nouveau dispositif. Outre la construction de toits, le CESC préconise notamment de « favoriser l’accession à la propriété de logements sociaux afin de responsabiliser les locataires et les futurs propriétaires ». L’institution a également le souhait de « créer un organisme agréé de logement à destination des salariés à l’image de l’opérateur dénommé « Fonds social de l’habitat en Nouvelle Calédonie ».

La Santé n’est pas oubliée avec une enveloppe de 3,5 milliards de Fcfp dont une grande partie devrait servir à la création d’un pôle de santé mentale. Dans cette perspective, et pour ne pas reproduire les erreurs du CHPf, l’institution recommande que « les dépenses nécessaires à l’entretien et à la maintenance du bâtiment doivent faire l’objet d’une évaluation précise afin de déterminer et prévoir les modes de financement adéquates ».IMG_4790

Quant au volet des communes, l’Etat et la Polynésie française ont retenu trois secteurs d’investissement prioritaires: l’alimentation en eau potable, la collecte et le traitement des eaux usées ainsi que la gestion des déchets. D’emblée, le CESC est d’avis que les communes jouent au maximum l’intercommunalité afin de mutualiser et d’optimiser leurs maigres ressources.

En conclusion, la Société civile ne peut qu’approuver le renouvellement de ce partenariat Etat-Pays, y voyant « un instrument capital pour conduire la politique d’investissement de la Polynésie française » mais également « la volonté commune de travailler ensemble dans l’intérêt des Polynésiens ».

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