Charte de l’Education: la ministre réagit aux attaques des élus du Tahoeraa

En réponse aux déclarations des élus du Tahoeraa parues dans la presse, concernant les recours intentés devant le tribunal administratif de Papeete contre la Charte de l’éducation et la Convention décennale Etat-Polynésie française, le Ministère de l’éducation et de l’enseignement supérieur, de la jeunesse et des sports, par la voix de Nicole Sanquer, souhaite apporter quelques éléments d’information.

 

La ministre de l’Education regrette globalement que “le Tahoera’a fasse de l’éducation un sujet politique et désinforme la population sur les travaux menés par le gouvernement afin que chaque élève puisse trouver sa voie et que personne ne soit laissé au bord du chemin”.

Et d’affirmer que les Cetad et CJA ne fermeront pas! 

Bien au contraire, avec la Charte de l’éducation actualisée, le ministère a souhaité renforcer les missions des CETAD et des CJA dans la voie professionnelle. La Charte de l’éducation  « invite les CJA à proposer aux jeunes adolescents qu’ils accueillent une qualification de base, ainsi que des dispositifs de lutte contre l’illettrisme et le décrochage scolaire » , (Partie 4- Politique éducative de la Polynésie française , programme 141, action 1). Les CJA doivent permettre aux élèves de répondre à leurs projets scolaires et professionnels, par la mise en place de passerelles vers le collège, à tout moment de la scolarité obligatoire pour obtenir a minima une certification de niveau V ( type CAP). Quant aux CETAD, ils doivent proposer aux élèves qu’ils accueillent une préparation à des diplômes professionnels reconnus par l’Etat : le Certificat Polynésien d’aptitude professionnelle (CPAP). Le ministère a obtenu la reconnaissance de l’Etat des diplômes délivrés par les CETAD comme un CAP tout en gardant les spécificités de la Polynésie. Aujourd’hui, les élèves de CETAD préparent 4 certifications professionnelles de type CAP : le CPAP Petite et moyenne hôtellerie, le CPAP polyvalent du bâtiment, le CPAP exploitation polynésienne horticole et rurale, et le CPAP gestion et exploitation en milieu marin. Il s’agit donc bien, pour les CJA et les CETAD, d’une redynamisation structurelle et certainement pas d’un processus de suppression. De plus, les nouveaux CETAD permettront de poursuivre leurs études après la 3ème dans les îles au lieu d’intégrer un lycée professionnel sur Tahiti. Une expérimentation avec les CETAD des Marquises et de Faaroa (Raiatea) est en cours depuis la rentrée 2016. Les autres CETAD appliqueront les nouveaux programmes à la rentrée 2017. Pour pallier la fin de l’orientation en CETAD après la 5ème, des classes de 4ème et 3ème ont été crées avec des modules pré-professionnels, et Les CAJ, avec leur dispositif de passerelles pourront accueillir els élèves en difficulté en immersion pour une remise à niveau scolaire adaptée.

S’agissant maintenant de la convention décennale Etat-Polynésie française, les élus du Tahoera’a devraient se féliciter de la reconnaissance par l’Etat, pour la première fois, du système éducatif polynésien organisé par une loi du Pays, la Charte de l’éducation en l’occurrence, dans le cadre, de surcroît, de son statut d’autonomie. En d’autres termes, encore pour la première fois, à travers cette convention, l’Etat reconnait les structures spécifiques de la Polynésie française que sont les CJA et les CETAD.

De plus, l’Etat donne la possibilité à la Polynésie d’adapter les programmes nationaux pour respecter ses spécificités liées à son histoire, sa géographie et à sa culture: les langues polynésiennes en particulier. C’est pourquoi, dernièrement, les programmes de l’école primaire et du collège ont été réactualisés en ce qui concerne l’enseignement de l’histoire, de la géographie, de l’instruction civique et des langues polynésiennes…D’autre part, la Charte de l’éducation a été élaborée avec la communauté éducative tout entière à travers les Etats généraux de l’éducation de 2015, a été soumise à l’avis du Haut Comité de l’éducation et de la Commission de l’éducation à l’Assemblée de la Polynésie française, avant son examen en séance plénière en juillet 2016.

La convention décennale Etat-Polynésie française a été élaborée et signée pour que la Polynésie française puisse atteindre ses objectifs, eux-mêmes inscrits dans la Charte de l’éducation. La Polynésie n’a donc perdu aucune compétence, soutient la ministre en conclusion.

A partir du communiqué du ministère

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Une pensée sur “Charte de l’Education: la ministre réagit aux attaques des élus du Tahoeraa

  • 12 janvier 2017 à 11 h 33 min
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    Il y en a vraiment des T…D…C… qui n’ont rien d’autres à faire sinon s’obstiner à casser le travail des autres …
    Il faut arrêter cette politique de troufions !!! comment voulez-vous que notre Fenua puisse avancer avec de tels comportements !!!
    Laissez ce gouvernement gouverner … s’il s’est trompé il sera sanctionné …

    Répondre

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