Chute du prix du baril de pétrole: pourvu que ça dure !…

Ce lundi matin, à la bourse de New-York, le prix du baril de pétrole brut léger est passé sous la barre hautement symbolique des 50 dollars US. Une première depuis mai 2009…

 

Cette tendance baissière, enregistrée depuis plusieurs mois, est une excellente nouvelle pour les producteurs non-producteurs et en premier lieu, les pays dépendants de l’or noir pour faire tourner leur économie. C’est le cas de la Polynésie française…

A l’échelle mondiale, des raisons structurelles expliquent le phénomène. Alors que la plupart des grandes puissances industrielles constatent un ralentissement de la croissance – à commencer par la Chine – un boom de la production d’huiles non conventionnelles (gaz de schiste) en Amérique du nord, vient contrarier le jeu de l’offre et de la demande.

Sur le plan politique, une alliance semble également se dessiner entre l’Arabie Saoudite et le Pays de l’Oncle Sam visant à affaiblir la Russie, ne serait-ce que pour la faire plier dans sa volonté d’expansion en Ukraine.

Selon les analystes, le cours pourrait ainsi chuter jusqu’à 40 dollars mais une « remontée mécanique » n’est pas à exclure.

En attendant, l’économie locale respire un peu mieux. Depuis le 1er janvier 2015,en effet, les automobiles ont vu le prix de l’essence à la pompe baisser de 10 Fcfp le litre contre le -5 Fcfp pour le gas-oil. Parallèlement, le Fonds de régulation des produits hydrocarbures (FRPH) se remet lentement mais sûrement de ses déficits cumulés, au point de renouer avec l’équilibre dans les mois qui viennent. Dans cette hypothèse, le gouvernement pourrait se permettre de redonner du pouvoir d’achat aux ménages polynésiens…

La compagnie Air Tahiti Nui a également fait un geste en diminuant de 5000 Fcfp (sur le tronçon PPT-Paris-PPT) le poids de la surcharge kérosène qui avait atteint ces dernières années un niveau insupportable pour tous les passagers. Maintenant, le transporteur va probablement mettre cette période à profit pour assainir ses comptes et envisager sereinement le renouvellement de sa flotte d’ici à 2020.

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