Communiqué du conseil des ministres

Voici les principaux dossiers abordés lors du conseil des ministres tenu, exceptionnellement, ce jeudi.

49ème Forum du Pacifique

A Nauru, les chefs d’état et les leaders du Pacifique affirment leurs préoccupations communes face aux menaces qui pèsent sur la région du Pacifique. Trois grandes menaces ont été débattues. Celles qui touchent au changement climatique, à la sécurité maritime et aux maladies non transmissibles.

Concernant le climat, le retrait des USA de l’Accord de Paris sur le climat, les nécessaires mutations pour une résilience de nos îles et de nos populations sont notamment des sujets qui ont été partagés lors de ce Forum.

Concernant la sécurité maritime, le sujet de la protection de nos ressources halieutiques, de la pollution des mers par les plastiques et autres matières dangereuses, de l’infiltration de la drogue par des voies maritimes qui traversent nos îles, sont des sujets communs.

Et concernant les maladies non transmissibles telles que l’obésité, le diabète et les maladies transmises par les moustiques, les pays du Pacifique sont mobilisés sur ces luttes. Tous convergent vers des actions tendant à se nourrir plus sainement et vers des actions de type sport-santé. Si l’on prend l’exemple de Nauru, le gouvernement a complètement interdit la vente d’alcool et de cigarettes dans les commerces de l’île.

A l’approche des prochains Jeux du Pacifique qui auront lieu à Samoa en 2019, les pays du Pacifique ont souhaité exprimer à nouveau leur volonté que cet évènement puisse être un moment de rassemblement de l’ensemble du Pacifique. En tout cas, le Premier Ministre de Samoa a affirmé que la Polynésie française participera aux Jeux de Samoa en 2019.

Enfin, nous saluons le statut de membre associé accordé à Wallis et Futuna lors de 49ème Forum.

Régime des annonces judiciaires et légales en Polynésie française

Le conseil des ministres a transmis pour avis au CESC un projet de loi de Pays portant réglementation des annonces légales.

Etendue à la Polynésie française en 2005, une loi de janvier 1955 modifiée concernant les annonces judiciaires et légales disposait que les annonces exigées par les lois et décrets et par la réglementation polynésienne devaient être insérées, à peine de nullité, dans un journal d’annonces légales ou à défaut au Journal officiel de la Polynésie française (JOPF).

L’extension à la Polynésie française de cette loi a engendré des difficultés, notamment au plan de la répartition des compétences, dont celle exercée par le Pays, et la reconnaissance du JOPF, qui publie les actes officiels, comme pouvant de droit, publier des annonces judiciaires et légales. En termes de concurrence, la loi ne prenait pas en compte l’extrême concentration de la presse en Polynésie française. Depuis 2015, un seul journal remplit les conditions pour être habilité, par le Haut-Commissaire, comme journal d’annonces légales. Alors qu’en métropole, le grand nombre de journaux habilités permet aux utilisateurs de choisir librement leur support de publication.

Après avoir été saisi, le Conseil Constitutionnel a confirmé, à travers une décision de juillet 2016, la compétence de la Polynésie française et déclassé partiellement la loi de 1955, en précisant que : « relève d’une matière de la compétence de la Polynésie française, lorsque l’obligation de publier une annonce concerne des actes intervenant dans le domaine relevant de la compétence de la Polynésie française ».

Conforté par cette décision, le Pays a pu préparer une refonte complète de la réglementation des annonces judiciaires et légales, en affirmant la place du JOPF dans le dispositif de publication légale, en clarifiant les règles typographiques, et en modernisant le tarif. Il y aura, désormais, deux régimes des annonces judiciaires et légales. Celui issu de la loi de janvier 1955 continuera à s’appliquer aux annonces prévues par une réglementation nationale et celui issu de la nouvelle loi du pays s’appliquera aux annonces prévues par une réglementation du Pays. Le tarif et les normes typographiques seront applicables à toutes les annonces, quel que soit la règlementation qui les prévoit, et les journaux d’annonces légales resteront tous habilités par le Haut-Commissaire. Le projet a été envoyé au syndicat de la presse, qui a émis un avis favorable sur le projet de loi du pays.

Évolution de la réglementation relative au commerce des boissons

Le commerce de boissons est une activité réglementée par une délibération de septembre 1959 modifiée.

Le conseil des ministres a validé un arrêté d’application relatif à une loi du pays de mars 2018 portant modification d’une délibération de septembre 1959 modifiée, réglementant le commerce des boissons.

La réglementation prévoit désormais la délivrance d’une licence dans le cadre des excursions touristiques en milieu marin (licence 10 (ter)).

A ce titre, les pièces suivantes seront requises pour l’instruction du dossier :

  • Un « acte de francisation et titre de navigation (carte de circulation) » ;

  • Un permis de navigation en cours de validité ;

  • Un projet professionnel.

Des précisions ont aussi été apportées sur les demandes de fabrication d’alcool pour lesquelles il sera obligatoire de respecter les modalités administratives requises à l’instruction du dossier : notamment indication géographique du site d’exploitation, présentation détaillée du procédé de fabrication et des ingrédients utilisés, autorisation d’exploiter une installation classée délivrée par la Direction de l’environnement si le niveau de production envisagé le nécessite.

Quota d’importation de viande de porc

Lors de la commission de la viande de porc qui s’est tenue en juillet dernier, les membres ont pris connaissance de la situation de la filière porcine sur présentation d’un rapport technique établi par la Direction de l’agriculture.

Ainsi, sur le premier semestre 2018, 28 élevages ont fournis l’abattoir pour un effectif de 5 161 animaux sur Tahiti. D’autre part, le prix de la viande est en légère hausse et s’établit autour de 600 Fcfp/kg (contre 597 Fcfp au deuxième semestre 2017).

Après une analyse de la filière et suivant les besoins exprimés par les deux sociétés de charcuteries dans le cadre de leur activité de transformation, le conseil des ministres a approuvé l’ouverture d’un quota d’importation de 1 230 tonnes de viande de porc pour ce second semestre 2018 : 650 tonnes pour la société Charcuterie du Pacifique et 580 tonnes pour la société Salaisons de Tahiti. Le conseil des ministres a également validé l’octroi d’un quota d’importation de 700 porcelets pour la société Charcuterie du Pacifique et 700 porcelets pour la société Salaisons de Tahiti.

Attribution d’aides financières pour soutenir et redynamiser nos entreprises

Dans le cadre de son plan de relance de l’économie, le Pays a instauré deux dispositifs d’aide aux entreprises.

La première porte sur une aide à l’équipement des petites entreprises (AEPE) afin de les accompagner dans leur projet de création ou de développement de leur activité.

La seconde instaure une aide pour la création et la revitalisation des petits commerces et des restaurants (APCR) afin de les accompagner dans leur projet d’amélioration de l’attractivité de leurs points de vente ou de restauration en Polynésie française.

Afin de soutenir les dix sociétés sollicitant ces dispositifs, le Conseil des ministres a autorisé l’attribution d’aides financières pour un montant total s’élevant à 24 178 000 Ffp.

Programme des concertations d’archipels dans le cadre de la réalisation du schéma d’aménagement général (SAGE)

L’élaboration du SAGE, inscrit depuis 2011 dans la loi organique, est une des priorités du gouvernement. Il s’inscrit dans une vision stratégique d’aménagement et de développement de nos territoires dans les 20 prochaines années.

Pour rappel, le processus d’élaboration du SAGE se décompose en trois phases :

  1. Une première phase de diagnostic territorial, menée de février à septembre 2017 et validée lors du comité de pilotage du 13 septembre 2017.

  1. Une seconde phase de construction du projet de territoire, qui doit permettre la validation d’un scénario de référence puis sa traduction en un avant-projet d’aménagement et de développement durable (PADD) pour l’ensemble du territoire et ses 5 archipels.

  1. Une troisième phase de rédaction des documents et de validation par les instances concernées.

Le comité de pilotage qui s’est tenu en décembre dernier avait examiné plusieurs scénarios de développement, et avait souhaité que des travaux d’analyses soient menés sur les politiques sectorielles et schémas directeurs approuvés, afin d’apporter des détails techniques et des considérations pragmatiques, sur les choix d’aménagement et les perspectives de développement du territoire. Ceux-ci venant en complément des grands enjeux dégagés par le diagnostic territorial et lors des précédentes concertations, ils ont permis d’élaborer un scénario de référence nuancé qui présente les compromis nécessaires pour répondre à la fois aux actuelles problématiques territoriales, à l’indispensable redynamisation de Tahiti, la consolidation des îles-du-vent dans leur rôle de plaque tournante, et à la forte volonté de développement des archipels.

Ce scénario de référence sera présenté aux élus et acteurs des cinq archipels entre le 24 septembre et le 10 octobre prochains, selon le calendrier suivant :

  • aux Iles-Sous-Le-Vent, sur l’île de Raiatea à Uturoa les 24 et 25 septembre 2018,

  • aux Tuamotu-Gambier, sur l’île de Rangiroa à Avatoru les 27 et 28 septembre 2018,

  • aux Australes, sur l’île de Tubuai les 1er et 2 octobre 2018,

  • aux Marquises, sur l’île de Nuku Hiva à Taiohae les 5 et 6 octobre 2018,

  • et aux Iles-du-Vent, sur l’île de Tahiti à Papeete les 8, 9 et 10 octobre 2018,

Cette séquence de concertations sera ponctuée par la tenue du comité technique (COTECH) le 11 octobre et du comité de pilotage (COPIL) le 12 octobre 2018.

Parallèlement à ces travaux sur le SAGE et pour consolider cette démarche avec les communes, le Pays, par l’intermédiaire du ministère du Logement et de l’aménagement du territoire, en charge des transports interinsulaires, met en place un partenariat de services avec la Fédération Nationale des Agences d’Urbanisme (FNAU) et le Conseil Général de l’Environnement et du Développement Durable (CGEDD), pour la création d’une agence d’urbanisme et d’aménagement des territoires de la Polynésie française.

Cette structure partenariale de pilotage, dont les communes auront la possibilité d’être membres tout comme le Pays, sera un levier d’efficacité indéniable pour le SAGE, facilitera le suivi de sa mise en œuvre tout en permettant la réalisation des études et analyses jugées pertinentes pour ce faire.

En accord avec les partenaires, une mission de faisabilité sera conduite en Polynésie du 1er au 12 octobre prochains, synchronisée avec les conférences d’archipels et le comité de pilotage du SAGE. Cette investigation doit préciser les objectifs stratégiques et opérationnels de l’agence d’urbanisme et d’aménagement des territoires de la Polynésie française, ainsi que les contours juridiques et financiers. La mise en place effective de cette agence concorde avec les délais de réalisation du SAGE, soit au début de l’année 2020.

Elaboration d’une norme polynésienne pour la mise sur le marché des véhicules nautiques à moteur, de leurs moteurs de propulsion et d’éléments ou pièces d’équipement

Les véhicules nautiques à moteur sont des navires de longueur à 4 mètres, équipé d’un moteur de propulsion qui entraîne une turbine constituant sa principale source de propulsion et conçu pour être manœuvré par une ou plusieurs personnes assises, debout ou agenouillées sur la coque. Cela regroupent les jets-skis et les planches à moteur, ces dernières étant conçues pour être pilotées debout en équilibre dynamique ou à califourchon. Jusqu’à présent, l’importation de ces véhicules nautiques à moteur (VNM) n’est pas encadrée, de sorte que des engins provenant d’Europe possédant un certificat de conformité et de libre circulation CE, et des engins provenant de la région Pacifique, essentiellement Etats Unis d’Amérique, ne comportant pas systématiquement de marquage CE, sont disponible sur le marché local. Les concessionnaires maritimes, principaux importateurs, arrivent à obtenir, même aux USA, des certificats de conformité et de libre circulation CE, alors que les particuliers important pour eux-mêmes ne cherchent pas systématiquement à obtenir ce certificat et les importent généralement sans marquage CE. Ces derniers véhicules nautiques à moteur, importés sans marquage CE, doivent alors subir une visite de sécurité, effectuée par les inspecteurs-contrôleurs de la Direction Polynésienne des Affaires Maritimes (DPAM) afin de vérifier la conformité de ces engins aux normes générales relatives à la sécurité des navires. Cette procédure induit une perte de temps pour les importateurs qui doivent attendre la fin de la visite de sécurité pour savoir si leur véhicule nautique peut être immatriculé ou non. Parfois, des aménagements sont demandés aux importateurs pour rendre leur engin conforme aux normes générales de sécurité des navires (par exemple présence d’une grille au niveau de la turbine pour éviter les accidents) ; dans les cas extrêmes, l’immatriculation du véhicule nautique à moteur pouvait être refusée lorsque la visite de sécurité était négative.

Afin de pallier à ces inconvénients, et de faciliter l’importation et l’immatriculation des véhicules nautiques à moteur, le gouvernement a souhaité édicter une norme polynésienne, en application d’une délibération de février 2007 relative à la normalisation, décrivant les caractéristiques minimales que doivent respecter les véhicules nautiques à moteur pour pouvoir être mis sur le marché et immatriculés. Cette norme locale reprend les exigences essentielles des normes européennes sur ces véhicules à moteur, sans en reprendre les spécificités. Ainsi, les véhicules nautiques à moteur accompagnés d’un certificat de conformité à la directive européenne en vigueur pourront être importés car de facto conformes à la norme locale. En ce qui concerne les véhicules nautiques à moteur sans marquage CE, l’importateur connaîtra à l’avance les exigences essentielles relatives à la mise sur le marché et l’immatriculation de ces engins, et pourra solliciter, lors de son achat de matériels non destinés au marché européen, la rédaction d’un certificat de conformité à cette norme polynésienne.

L’objectif final est ainsi de rendre obligatoire pour l’importation et l’immatriculation des véhicules nautiques à moteur une norme polynésienne, n’empêchant pas l’importation d’engins provenant d’Europe, des Etats-Unis ou d’autres pays, et ne permettant la navigation que de véhicules nautiques à moteur sûrs pour les usagers et l’environnement (dégagements gazeux, bruit).

D’un point de vue statistique, les immatriculations ces 4 dernières années s’élèvent à 290 VNM dont plus de 84% sont accompagnés d’un certificat de conformité à la directive européenne. Si la proportion de VNM ne présentant pas de certificat de conformité est restée stable durant les 2015 à 2017, il convient de constater que depuis le début de l’année 2018, tous les matériels présentés à l’immatriculation à la DPAM étaient accompagnés d’un certificat de conformité.

Afin de réduire les risques de non immatriculation des VNM importés, l’arrêté adopté par le Conseil des ministres décrit les exigences essentielles de sécurité exigées pour ces navires, que l’on retrouve dans les normes européennes mais aussi dans celles de nombreux autres pays : les VNM pourront alors être certifiés par les organismes de certification conformément à notre norme polynésienne ou une norme supérieure (ex : directive européenne).

Le comité technique de coordination des contrôle, créé par la loi du 1er août 1905 et regroupant les services de contrôles agissant en terme de conformité et de sécurité des produits, a émis un avis favorable sur ce projet lors de sa réunion du 19 juillet dernier.

Il a été convenu avec la direction des douanes qu’en cas de difficulté lors de l’importation des produits concernés, la DPAM sera chargée d’apprécier la qualité et la validité du certificat de conformité présenté.

Création d’une zone de natation en eau libre à Makemo

Il est essentiel que tous nos enfants sachent nager, mais ce n’est pas parce que nous sommes entourés d’eau et de lagons que ce savoir faire va de soi. C’est pourquoi, l’acquisition du « savoir-nager » est un objectif des classes de CM1, CM2 et de sixième, destiné à établir la capacité des élèves à nager en sécurité dans un établissement de bains ou un espace surveillé. Cette compétence est essentielle pour permettre aux élèves de participer aux activités aquatiques ou nautiques qui pourraient être organisées dans le cadre des enseignements obligatoires ou d’activités optionnelles d’éducation physique et sportive (EPS) et au-delà pour leur propre sécurité.

En raison de l’insuffisance, voire l’absence, d’infrastructures adéquates (établissements de bain, piscines), les élèves ne sont pas en mesure d’acquérir cette compétence élémentaire. C’est donc pour cela que les efforts se sont portés sur la possibilité de pratiquer de la natation scolaire dans les lagons de Polynésie française. Afin de permettre cela, il est apparu opportun de prévoir un cadre juridique permettant la pratique de ces activités en eau libre. Des travaux logistiques ont été engagés pour encadrer réglementairement l’enseignement de la natation scolaire en eau libre en Polynésie française. Ils se sont inscrits dans une logique de coordination entre les différents services disposant de compétences imbriquées nécessaires à la mise en place du projet (DAF, DGEE, DJS, DPAM), la Mission d’aide et d’assistance technique (MAAT) et la Fédération tahitienne de natation (FTN).

Ces travaux ont pris en considération la nécessité de garantir la sécurité des élèves participants, la sécurité de la navigation dans les eaux intérieures, ainsi qu’une utilisation raisonnée du domaine public maritime par la création de zones dédiées, disposant de points d’ancrage fixes et matérialisées par une signalisation adaptée. A l’intérieur de cette zone, il peut être installé le nombre de lignes d’eau requises. Sauf indication particulière, le signalement de surface doit être retiré à l’issue des séances d’enseignement. L’objectif est de favoriser la mise en place d’un cadre permettant à nos enfants d’apprendre à nager dans les meilleures conditions, et subséquemment de voir ce cadre finalisé en vue de sa mise en œuvre dès le début de l’année scolaire 2018-2019.

Ce premier arrêté concerne la commune de Makemo qui a validé le projet et la zone retenue, située non loin du collège face à la terre dénommée Moturama. La zone de natation, perpendiculaire à la plage, mesure 25 mètres de long et 13 mètres de large. L’arrêté adopté par le conseil des ministres résulte d’une collaboration entre la Direction des affaires foncières et la Direction polynésienne des affaires maritimes. Il vise donc à réglementer et à concilier au mieux la sécurité des activités d’enseignement de la natation scolaire en eau libre et l’utilisation du domaine maritime, élément indispensable à la mise en place effective de ce projet. Il servira de modèle pour la rédaction des arrêtés ultérieurs destinés à la création des zones dédiées aux activités d’enseignement de la natation et des activités complémentaires en eau libre dans l’ensemble de la Polynésie française.

L’élaboration d’un cadre réglementaire cohérent impliquait la préparation de deux arrêtés par les deux services disposant de la compétence pour intervenir dans ces domaines, soit la DPAM et la DAF. Ainsi, ce sont deux arrêtés qui ont été préparés en commun, l’un relatif à la création de la zone dédiée aux activités d’enseignement de la natation en eaux libre, l’autre portant affectation et transfert de gestion d’un plan d’eau du domaine public maritime dédié à l’enseignement de la natation en eau libre.

21ème édition Salon du tourisme

La 21ème édition du salon du tourisme se tiendra, du 7 au 9 septembre, au « Parc Expo » de Mamao. Ce lieu au cœur de Papeete offre un aménagement des espaces permettant une meilleure fluidité et une aire de parking importante.

Cette année encore une augmentation du nombre d’exposants pour cette nouvelle édition est observée, 240 inscrits à ce jour, par rapport à septembre 2017, démontrant un engouement dynamique et de nouvelles enseignes parmi les professionnels. La tendance est également à l’augmentation des surfaces d’exposition pour les différents stands. Ce salon permet une visibilité constante de l’industrie touristique qui souhaite demeurer en contact avec sa clientèle habituelle et conquérir de nouveaux clients. Plus de 16 000 visiteurs ont été comptabilisés lors du dernier salon de février.

Plusieurs dispositifs seront mis en place pour renforcer l’attractivité de l’événement. Ainsi, le dispositif de réservation via internet, mis en place depuis deux éditions, continue de remporter un franc succès. Le stand garderie a été agrandi, face au nombre croissant d’enfants accueillis pendant les trois derniers jours de salon de février 2018, soit 173 enfants. Pour cette édition il sera positionné à l’entrée du village.

Un espace ‘Pro’ est également proposé pour des rendez-vous personnalisés entre professionnels. Une présentation de Tahiti Tourisme sera proposée aux exposants le premier soir du salon, permettant ainsi le partage des informations concernant les projets et actions menées, celles à venir, et échanger sur leurs attentes.

Des animations attrayantes seront prévues, une expérience de réalité augmentée, la présence des points selfie (photobooth), ou encore des jeux interactifs avec de nombreux cadeaux à gagner. En outre, Yves Edouard Malakai ira à la rencontre du public pour mettre en scène des légendes polynésiennes des 5 archipels sur un ton humoristique. Un karaoké géant sera aussi installé, offrant une scène ouverte pour permettre au public de se divertir lors du salon. Enfin, pour les plus jeunes, une chasse au trésor proposera un parcours autour des différents stands afin de trouver des énigmes. Pour la première fois de O’Sea Hobie Tahiti Dealer installera une pirogue à voile afin que les visiteurs puissent découvrir le support directement au sein du salon.

Le salon du tourisme est aussi l’occasion de réunir sur Tahiti un grand nombre des pensions de famille venues des îles puisqu’une journée technique des pensions de famille a été organisée, vendredi dernier, par l’Association du Tourisme Authentique de la Polynésie française (ATAPF), et à laquelle la ministre Nicole Bouteau a participé.

Enfin, suite au salon du tourisme, à la faveur du déplacement des professionnels des archipels, un autre rendez-vous désormais traditionnel et structurant, le séminaire des Comités du tourisme, se tiendra courant septembre. Il aura pour objet de poursuivre les actions initiées lors des précédentes rencontres, d’examiner les différents plans d’actions des comités pour l’année 2019. Ce séminaire donnera également l’opportunité au Service du tourisme et à Tahiti Tourisme d’exposer leurs actions auprès des différents comités du tourisme afin de permettre de nouvelles dynamiques, des synergies et modes de fonctionnement innovants.

Conférence annuelle du service public 2018

La conférence du service public se tiendra le 25 septembre prochain, de 8h à 12h15, dans le grand théâtre de Te Fare Tauhiti Nui. Pour l’année 2018, la conférence annuelle du service public se propose de retenir « la performance de l’administration polynésienne au service de l’usager », comme leitmotiv de la modernisation de l’administration.

La première partie de la conférence présentera la stratégie arrêtée par le gouvernement en matière de modernisation de l’administration. Elle sera suivie de la présentation des modalités d’élaboration et de mise en œuvre des projets de performance intersectoriels, en lieu et place des projets de service.

La deuxième partie de la conférence traitera de la démarche qualité de service à l’usager pour en découvrir les concepts et les méthodologies. Il s’agit du renforcement de la dynamique de modernisation consistant à repenser l’action publique en se mettant dans les pas et la tête des usagers afin d’anticiper leurs besoins. Des entreprises de service présenteront ainsi leurs démarches visant un service à l’usager de qualité, dévoileront leurs méthodes et partageront leurs retours d’expérience.

Les participants attendus sont, outre les chefs de service et directeurs d’établissement public, leurs collaborateurs de direction, adjoints, chefs de bureau ou d’autres unités, chefs de projet et, les membres des cabinets ministériels.

Organisation de la Journée « Mon administration active »

Le projet « Mon Administration Active » promeut la santé et le bien être des agents de l’administration, à des fins de prévention et de levier de cohésion et de performance. Aussi, une journée inter-services, destinée aux seuls agents de l’administration, est proposée, le samedi 20 octobre prochain, au Parc Vairai à Punaauia, et vise à regrouper six cents personnes.

« Amui ana’e » est le slogan retenu pour cette journée afin de souligner un esprit de solidarité et de cohésion. Des activités physiques en équipe, découverte et initiations sportives (marche nordique, aquagym, aviron…) ainsi que culturelles (tamure, ukulele…) figureront au programme de cette journée. Sous la houlette de la direction de la jeunesse et des sports, certaines activités seront encadrées par des étudiants en formation au brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport (BPJEPS), et d’autres par des agents de l’administration volontaires. Des prestataires privés proposeront aussi gratuitement les activités découvertes. Sur le plan alimentaire, une activité sensorielle liée au goût sera proposée aux agents. Un « bilan sportif » par le réseau « Maita’i Sport Santé » complètera le dispositif. Il sera proposé aux agents désireux de faire un point santé, permettant ainsi de les sensibiliser aux activités physiques adaptées. Aussi, dans une volonté d’exemplarité, une démarche zéro déchet et un repas contributif, partagé sur la thématique « local healthy », sont envisagés.

Pour conclure la journée et souligner l’unité de l’administration polynésienne, trois chansons jouées au ukulele seront interprétées par les agents à 17h. Elles seront diffusées en amont de cette manifestation afin que chacun puisse s’y préparer.

Ce projet mobilise les services membres du groupe de travail « Mon Administration Active », les Directions de la santé, des ressources humaines, de la jeunesse et des sports, de l’équipement et de la modernisation, auquel s’est joint le service des parcs et jardins. Le service des moyens généraux et celui d’assistance et d’accueil seront sollicités pour la logistique et la surveillance des espaces.

Présentation de l’exposition Centenaire 1914 – 1918 : Mémoires de Tahitiens

Te Fare Tauhiti Nui – Maison de la Culture, en collaboration avec l’Association Mémoire polynésienne, organise du 18 au 28 septembre, un hommage aux « Poilus » de la Grande Guerre.

La mémoire collective polynésienne retient le sacrifice de sang de ses grands aînés du Bataillon mixte du pacifique (BMP), engagés le 25 octobre 1918, dans la prise du village de Vesles-et-Caumont et dont, pour certains les noms sont gravés sur le monument aux morts de l’avenue Pouvana’a a O’opa. Mais plus généralement, elle ignore que des conscrits tahitiens ou des engagés volontaires natifs d’Océanie française ont combattu dès le début du conflit et versé leur sang dans diverses unités françaises et alliées et ce, sur tous les théâtres d’opérations.

Ainsi, l’établissement a souhaité refermer ce centenaire de la Grande Guerre, dont l’armistice sera fêté, le 11 novembre prochain, par des chantiers de mémoire dédiés aux Poilus tahitiens. Pour ce faire, de nombreuses activités ont été programmées dont une exposition qui aura lieu, du 18 au 28 septembre prochain, en journée continue dans les différents espaces de l’établissement pour un retour dans le temps, en hommage à nos poilus tahitiens.

Les ressources documentaires issues du fonds de l’association Mémoire polynésienne qui seront présentées sont inédites. Elles permettront notamment aux visiteurs de mettre un visage sur le nom d’un Poilu tahitien, mais aussi, de consulter sur ordinateur les livrets militaires de certains de ces Océaniens. Par ailleurs certaines de ces pièces pourront être communiquées à leurs descendants, sur demande, par l’association Mémoire polynésienne.

Un programme dédié aux scolaires est proposé durant la semaine, du 24 au 28 septembre, tandis que le public profitera de deux conférences animées par Jean-Christophe Shigetomi, auteur du livre Poilus tahitiens. Des ateliers lectures sont aussi organisés avec pour objet de présenter l’ensemble des bibliographies sur l’Océanie française dans la Grande Guerre ainsi que des sélections de livres. Enfin, des projections de films suivies de débats seront organisées.

Bilan du Heiva i Tahiti 2018

Le Heiva I Tahiti 2018 s’est déroulé du 30 mai au 21 juillet 2018 sur ses sites habituels.

Le Heiva des écoles

Le Heiva des Ecoles ne cesse de prendre de l’ampleur depuis sa création, désormais les écoles de percussions et de ‘ukulele y participent. Cette 24ème édition a réuni 34 écoles dont une de Bora Bora, deux de Moorea et une de Rangiroa. Toutes se sont produites au Grand théâtre de Te Fare Tauhiti Nui – Maison de la culture (TFTN), du 30 mai au 10 juin dernier, au cours de 10 soirées, comprenant chacune deux séances de spectacles. L’établissement a choisi de déplacer définitivement l’organisation du Heiva des écoles vers le Grand Théâtre en travaillant, par contre, à la mise en place de nouveaux tarifs attractifs pour le public qui souhaite assister à plusieurs séances. Le soutien aux écoles participant au Heiva des écoles, a été maintenu au même niveau que le dispositif existant depuis une dizaine d’années, bien que le nombre d’écoles a, quant à lui, augmenté en 10 ans.

Le concours de chants et danses

Organisée par Te Fare Tauhiti Nui – Maison de la culture (TFTN), sous l’égide du ministère de la Culture, l’édition 2018 du Heiva i Tahiti, a rassemblé 37 concurrents pour trois semaines de festivités (huit soirées de concours et trois soirées dédiées aux primés) qui se sont déroulées sur la scène de To’ata, du 4 juillet au 21 juillet dernier. Le public a, ainsi, pu apprécier 18 groupes dans le concours de chants et 19 groupes dans le concours de danse dont neuf Hura ava tau et dix Hura tau. Un accroissement du nombre de groupes au Heiva i Tahiti a été observé. Il y a 10 ans, il atteignait difficilement le nombre de vingt-deux participants, tous concours confondus. Enfin, TFTN a beaucoup travaillé sur la réduction des délais de versement des différentes enveloppes du dispositif de soutien aux groupes.

En 2017, TFTN a lancé sa billetterie en ligne en full web. Ce nouveau service qui totalise plus de 20% des ventes, a permis de réduire de façon considérable l’affluence devant les guichets, permettant donc une vente plus fluide.

Le montant des dépenses engagées par l’établissement, pour l’organisation du Heiva i Tahiti 2018, s’élève à un total de 101 309 592 Fcfp. La subvention du Pays est, quant à elle, maintenue à environ 55 000 000 Fcfp, depuis 2015. TFTN équilibre ce budget grâce aux recettes de billetterie et aux partenariats commerciaux qui ont également connu une évolution positive. En termes de recettes, TFTN enregistre 61 891 500 Fcfp de recettes de billetterie pour un total de 42 537 spectateurs sur l’ensemble des soirées du Heiva des écoles (8716 spectateurs) et du concours de chants et danses (33 821 spectateurs) dont 2 020 non-résidents.

Les retombées économiques

Lors de cette édition 2018 du Heiva i Tahiti, la scène de To’ata a été le théâtre d’expression de 2 986 artistes qu’ils soient chanteurs(ses), danseurs(ses), musiciens(nes) ou ‘ōrerō. Quant au Heiva des écoles, il a réuni plus de 3 000 artistes en herbe.

En évaluation basse, cela représente :

  • 2 328 jupes de more 6 984 mètres de tissus pour les groupes de danse ;

  • 2 632 mètres de tissus pour les groupes de chants ;

  • 4 515 mètres de tissus pour les écoles de danses.

14 131 mètres de tissus ont été achetés, en plus des jupes de more, des coquillages, nacres et autres fibres qui ornent les différents costumes, et dont la confection implique des costumiers et couturières. On peut estimer que le Heiva i Tahiti 2018 a généré autours de 40 000 000 Fcfp de dépenses générées uniquement par les groupes et écoles.

Subventions aux associations sportives et de jeunesse

Le Conseil des ministres a accordé les subventions suivantes, à 10 associations et une fédération sportive, pour le financement de leur activité générale, au titre de l’année 2018 :

 

Montant en Fcfp

Association Faa’a Handball

484 000

Association Moturui

195 000

Comité des Sports et de Jeunesse de la Commune de Ua Pou

459 000

Association Comité Jeunesse, Sport et Culture de Rangiroa

245 000

Association Rugby Club de Taravao.

449 000

l’Association sportive Jeunesse Toahotu

493 000

Association Punaauia Rugby Club

557 000

Association Hanavave

153 000

Comité Futsal de Tubuai

298 000

Association Tapu Rugby

391 000

Fédération Tahitienne de Hand-Ball 

1 428 714

Ainsi, le montant total des subventions de fonctionnement accordées est de 5 152 714 Fcfp.

Le conseil des ministres a, en outre, décidé d’octroyer à trois associations, les subventions d’investissement suivantes :

  • 250 000 Fcfp, au Club de natation du Tapioi pour l’aménagement du bassin de natation en eau libre de Raiatea. L’association organise notamment des séances et des stages de natation, de cours dénommés « Waterman » (natation – sauvetage – apnée – renforcement musculaire), au profit d’adolescents, ainsi que des journées de sensibilisation à la protection de l’environnement.

  • 250 000 Fcfp au Comité de futsal de Tubuai pour le financement de l’acquisition d’un filet pare ballon pour la salle omnisport de Mahu. En effet, l’acquisition d’un filet pare ballon est essentiel pour la sécurité des pratiquants, la salle de Mahu étant située en bordure de route.

  • 325 000F cfp en faveur de la Fédération Tahitienne de Sports Subaquatiques de Compétition pour l’acquisition d’un défibrillateur et l’aménagement du bateau de la fédération afin d’assurer la sécurité pendant les compétitions de chasse sous-marine.

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