Communiqué du Tahoeraa: « La véritable maison d’un parti politique, ce sont ses militants »

Dans le communiqué que nous reproduisons ci-dessous, le parti de Gaston Flosse s’insurge contre la volonté du conseil des ministres de procéder à la démolition du bâtiment abritant le siège du Tahoeraa à Papeete, tout en réfutant l’argument avancé lié à des problèmes de vétusté et d’urbanisme.

Edouard Fritch veut détruire le bâtiment qui accueille la permanence du Tahoera’a Huiraatira. Pour justifier cette décision prise en conseil des ministres, le chef de file du RMA invoque la vétusté des locaux. La presse s’est interrogée, à juste titre, de savoir si cette décision ne constituait pas un nouvel épisode dans la guerre ouverte qu’Edouard Fritch a déclaré pour détruire le Tahoera’a Huiraatira. Pour le Tahoera’a Huiraatira, c’est un  nouveau coup de poignard dans le dos.

L’immeuble n’abrite pas que la permanence de notre parti, il abrite aussi une imprimerie, un coiffeur et d’autres locaux. Il est situé dans un quartier de la ville déjà économiquement sinistré. Presque tous les commerces de cette zone ont déjà fermé leurs portes. Détruire cet immeuble apportera un coup fatal au quartier. On peut donc s’interroger sur l’impact économique de cette décision qui ne revêt aucune urgence, sinon celle de nuire par tous les moyens au Tahoera’a Huiraatira.

 Edouard Fritch met en avant des problèmes d’urbanisme et de vétusté. Aucun projet immobilier ne justifie pour l‘heure cette démolition, d’autant qu’aucun crédit n’est inscrit pour la reconstruction du bâtiment. Que dire alors de l’état de vétusté de dizaines d’immeubles publics et privés de Papeete qui ne sont plus aux normes ?  Si la règle doit s’appliquer, elle doit être la même pour tout le monde. Ce n’est pas le cas. Alors que les caisses du pays sont vides, le Pays va en plus se priver des loyers que rapportent les locations et obliger les locataires à chercher ailleurs. Mais aux loyers et à la vie économique du quartier, Edouard Fritch préfère les gravats et le vide d’un terrain vague.

 Pour le Tahoera’a Huiraatira, il ne fait aucun doute qu’Edouard Fritch veut régler ses comptes avec son ancien parti, et essayer de l’affaiblir un peu plus. Mais qu’il ne s’y trompe pas, un parti ne se réduit pas à sa permanence, quand bien même elle est nécessaire. La véritable maison d’un parti politique, ce sont ses militants, et ceux-ci, restés fidèles au Tahoera’a Huiraatira, sont chaque jour plus nombreux à condamner l’immobilisme, l’incompétence et le clientélisme d’Edouard Fritch. La véritable préoccupation d’Edouard Fritch n’est, ni l’apaisement, ni la relance économique, mais sa seule obsession politique de régner sans partage. Il est prêt pour cela à saccager tout ce qui pourrait faire obstacle à son ambition.

Communiqué du parti orange

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