Conjoncture touristique: les hôteliers tempèrent l’optimisme ambiant.

Le Conseil des professionnels de l’hôtellerie (CPH) commente la publication du dernier Point de conjoncture réalisé par l’Institut de la statistique (ISPf).

 

Nous avons pris bonne note de la publication par l’ISPF du Point de conjoncture du mois d’août 2014 concernant le tourisme et plus particulièrement la fréquentation hôtelière.

Nous nous réjouissons des améliorations, aussi minimes soient-elles. Toutefois, nous ne pouvons pas partager l’enthousiasme de l’énoncé qui laisserait à penser que nous sommes dans une situation idyllique avec des niveaux de remplissage jamais observé depuis 2006.

Demain, si à l’instar des nombreux hôtels qui ont mis la clef sous la porte depuis 2008, d’autres établissements ferment, va-t-on continuer à s’extasier devant un taux de remplissage qui s’améliore dans les établissements rescapés !? C’est pourtant bien la situation actuelle.

Les compagnies aériennes ont également nettement amélioré leur taux de remplissage mais au prix de suppressions importantes du nombre de vols réduisant ainsi l’offre pour la rentabiliser.

La différence entre les compagnies aériennes et les hôtels en cas de crise, réside dans le fait qu’elles ont la faculté de réduire la voilure ou de réorienter leurs avions vers d’autres destinations ou encore de faire du charter en minimisant l’impact social.

Les marges de manœuvre d’un hôtel sont bien plus limitées (il ne peut pas supprimer des chambres ou partir exercer ailleurs) et lorsqu’un hôtel est contraint à la fermeture, l’impact économique et social est considérable pour s’étendre au-delà de ses salariés (prestataires, activités, artisans, transporteurs, etc.).

Par ailleurs, il est nécessaire de rappeler que le nombre de touristes qu’accueille l’île de Tahiti est en baisse constante depuis de nombreuses années. Or, de telles annonces pourrait laisser penser l’inverse.

Nous comprenons parfaitement qu’il faille au travers des statistiques faire ressortir le côté positif de celles-ci, toutefois il faut rester factuel et préciser que cette hausse n’est que mécanique et que nous avons perdu depuis 2008 plus de 10000 chambres louées dont + de 5000 depuis 2012.

Même si la baisse de l’offre n’est malheureusement pas volontaire et n’est due qu’à la fermeture de multiples établissements, elle a toutefois permis de remonter les prix moyens et le revenu moyen par chambre construite, ce dont nous ne pouvons que nous féliciter.

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