Contentieux ouvert pour la revalorisation du point d’indice dans la Fonction publique

Après deux courriers restés sans réponse de la part du gouvernement, le Syndicat de la Fonction Publique (SFP) annonce avoir déposé ce jour, lundi 23 mars, un contentieux au tribunal administratif de Papeete contre le refus de revalorisation du point d’indice. Voici son communiqué.

Pour rappel, ce point d’indice avait été « gelé » en 2009 suite aux difficultés que rencontrait le Pays.

Toutefois, depuis l’instauration de ce gel, les fonctionnaires de l’administration de la Polynésie Française (FPT) ont perdu 9,6 % de pouvoir d’achat, en raison de la hausse du coût de la vie. Si l’on prend en compte, en plus de ces 9,6 %, les augmentations de CST, de cotisations CPS, etc…, nous atteignons les limites de l’acceptable.

En effet, ce gel du point d’indice n’a pas été appliqué aux Agents non fonctionnaires de l’administration (ANFA) en raison de la convention collective qui les lie à la Polynésie. Leurs salaires sont automatiquement réévalués dès que le coût de la vie atteint 2% (ceci, alors que leurs rémunérations sont déjà bien plus avantageuses, à responsabilités équivalentes).

Les FPT sont un peu plus de 5700, les ANFA sont environ 2250, cette décision n’est donc pas anecdotique. Ainsi, les efforts consentis par les FPT sont donc mécaniquement absorbés par d’autres agents publics. Ces efforts ne servent en aucune façon au développement du Pays ou à la lutte contre le chômage (ce qui aurait dû être l’usage premier des marges ainsi dégagées).

Quand on ne crée pas de nouvelles disparités… Ainsi, les fonctionnaires expatriés également ne sont pas impactés par cette mesure : leurs sur-rémunérations sont notoires, elles peuvent aller jusqu’à 1 800 000 Fcfp, parfois plus.

De plus, les indemnités et avantages en tous genres, tant dans les cabinets ministériels que dans l’administration (et dont certains sont proprement scandaleux), n’ont jamais été remis en cause autrement que dans une modeste baisse de 10 %. Pendant ce temps, les primes « présidentielles » passaient de 200 000 XPF à 400 000 XPF.

En résumé, depuis le gel du point d’indice, les gouvernements successifs n’ont eu de cesse que de faire des économies budgétaires au détriment des FPT. Leur approche, toujours la même, est de raisonner par grandes masses budgétaires, c’est-à-dire de s’en prendre essentiellement aux FPT. Il est maintenant grand temps que le gouvernement prenne ses responsabilités, et traite enfin ses agents, quel que soit leur statut, de manière juste et équitable.

Le secrétaire général

 

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