Crise au sein de la majorité: les patrons disent stop!

Dans deux lettres ouvertes distinctes, reproduites ci-dessous en intégralité – l’une sous la plume d’Olivier Kressmann, président du Médef PF, l’autre signée de Christophe Plée, au nom de la CGPME PF – les patrons souhaitent réagir par rapport aux récentes divergences de vue entre élus, notamment au sein de la majorité Tahoeraa, leur faisant craindre « une énième situation d’instabilité politique » qui, à leurs yeux, est de nature à compromettre la relance économique. Et la Confédération générale des PME polynésiennes de conclure qu’elle « ne se résoudra pas à prononcer l’épitaphe des petites et moyennes entreprises  mortes sur l’autel des ambitions politiques personnelles… ».

 

Mesdames et Messieurs AH-SCHA Joseph, AMARU Patricia, ARO Dylma, BOUTEAU Nicole, BRUANT Virginie, BUILLARD Michel, CROSS Valentina, DROLLET Jacqui, FAATAU Félix, FLOHR Henri, FLORES épse TAHIATA Chantal, FONG LOI Charles, FRÉBAULT Joëlle, GALENON Minarii Chantal, GÉROS Antony, GRAFFE Jacquie, HAUMANI Evans, IRITI Teura, JORDAN Rudolph, LEBOUCHER Michel, LUCAS Béatrice, MAAMAATUAIHUTAPU Victor, MANUTAHI épse LEVY-AGAMI Sandra, MARAEA Emma, MATEHAU-NUUPURE Juliette, MERCERON Armelle, MOUTAME Thomas, PEREZ Antonio, PERRY-FRIEDMAN Vaiata, PUHETINI Sylvana, RAIOHA Jaques, RICHETON Monique, ROHFRITSCH Teva, CROLAS épse SACHET Isabelle, SAGE Maina, SALMON épse AMARU Lois, SCHYLE Philip, TAAE Puta’i, TAHIATA Fernand, TARAHU-ATUAHIVA Teura, TATA Jeanine, TINIRAU épse TEAHE Tepehu, TEMARU Oscar Manutahi, TEMAURI Jean,TERIITAHI Moehau, TETUANUI Lana, TEURA Justine, VAIMEHO-PEUA épse TEVAHITUA Eliane, TINORUA-RIJKAART Alice, TONG SANG Gaston, TOROMONA John, TUHEIAVA Richard, TUIHANI Marcel, TURQUEM Sandrine, VAIHO-FAATOA Gilda, VANAA Elise, VIRIAMU Yolande.

Les récentes divergences entre élus de l’assemblée de la Polynésie française, les dysfonctionnements qui en découlent au sein des commissions et les subites propositions d’éventuels changements de statuts (…), nous font réagir face au spectre alarmant d’une énième situation d’instabilité politique.

Comme vous le savez, le retour à la croissance est totalement tributaire de la confiance et de la visibilité économique des entreprises polynésiennes existantes et des investisseurs potentiels tant espérés pour nos projets petits ou grands.

Aussi, les acteurs économiques polynésiens -portés par des signes encourageants du précédent gouvernement et confortés par la continuité pertinente du gouvernement actuel dans les travaux de refondation économique- maintiennent ils leur combat au quotidien pour garantir au maximum possible la sauvegarde de l’emploi.

Soyons très clairs. Il n’y a plus de temps pour les querelles partisanes ou personnelles. C’est tous unis que nous devons affirmer notre soutien à l’équipe gouvernementale actuelle qui ne dispose, pas davantage que la précédente, des moyens pour tout changer en quatre mois. Une nouvelle situation d’instabilité politique conduirait à une gabegie financière scandaleuse et à un anéantissement pathétique des actions positives qui sont en cours.

Ne pas l’entendre et ne pas le considérer vous rendrait personnellement responsable des catastrophiques conséquences économiques et sociales que l’ensemble des Polynésiens continuerait de subir.

Mais nous voulons rester confiants, comme toute la population, que votre engagement politique volontaire, quelle que soit votre appartenance, est bel et bien pour servir le Pays et que vos actes soient guidés par l’intérêt collectif.

Veuillez croire, Mesdames, Messieurs les Elus de l’Assemblée de Polynésie française, en l’expression de nos respectueuses salutations.

Kressmann

Olivier KRESSMANN

 

 

 

 

 

 

Madame la Représentante à l’Assemblée de la Polynésie française,
Monsieur le Représentant à l’Assemblée de la Polynésie française

Depuis les dernières élections territoriales, les petites et moyennes entreprises de Polynésie  française entretiennent l’espoir d’une relance économique depuis trop longtemps attendue.

En effet, toutes les conditions sont réunies pour qu’enfin le pouvoir en place, fort d’une majorité claire de 38 représentants, puisse mettre en œuvre des mesures propices au  développement et ainsi créer les conditions favorables à la reprise économique et au  redressement de l’emploi.

Malheureusement, il semblerait que l’instabilité s’installe une fois encore au sein de  l’Assemblée de Polynésie Française et que s’éloignent inexorablement les attentes de la  population, des entreprises et de nos jeunes pour lesquels le marché du travail devient un  rêve inaccessible.

Forte de ces constats et des inquiétudes issues des dernières évolutions politiques, la CGPME en appelle à la responsabilité de chaque représentant à l’assemblée de Polynésie  française afin que la stabilité soit maintenue et que le gouvernement actuel puisse continuer  à travailler sereinement.

Chaque représentant devra mesurer sa propre responsabilité dans les conséquences  catastrophiques que pourrait engendrer une nouvelle instabilité en évaluant pleinement son  impact sur l’économie, le marché de l’emploi et le secteur social.

Pleinement convaincue de son rôle de partenaire social au service des petites et moyennes  entreprises, la CGPME restera vigilante et s’opposera à toute tentative de déstabilisation qui  ruinerait tout espoir de relance économique.

La CGPME ne se résoudra pas à prononcer l’épitaphe des petites et moyennes entreprises  mortes sur l’autel des ambitions politiques personnelles…

plee

Christophe PLEE

 
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