De la difficulté de restructurer le réseau de transports en commun

 

Le deuxième Comité de pilotage (COPIL) du schéma directeur des transports collectifs et déplacements durables de l’île de Tahiti, s’est tenu, mardi matin, sous la présidence du ministre en charge des Transports intérieurs, Albert Solia, et en présence de représentants du ministère de l’Education, de l’Assemblée de la Polynésie française et de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME).

Le comité de pilotage a ainsi abordé les aspects relatifs à l’organisation et au financement du réseau de transport en commun préconisé afin de permettre un développement durable des transports en commun au bénéfice des populations et des touristes. L’élaboration de ce schéma directeur a été confiée en janvier 2015 au groupement EGIS/SYSTRA/Pae Tai Pae Uta. Un diagnostic a depuis été posé sur la situation des transports à Tahiti, de même que des scénarios de développement ont été construits, et des solutions sont désormais préconisées.

Les conventions de délégation de service public des transports en commun arrivant prochainement à leur terme, la priorité est de trouver un modèle de gestion pérenne pour garantir le bon fonctionnement et le développement des transports collectifs en Polynésie française.

Tout au long des travaux, une large place a été accordée à la concertation. Un travail de fond a également été mené grâce au comité de suivi mis en place qui a réuni dix groupes composés notamment de représentants des communes. Des réunions ont également été organisées avec les services techniques des communes afin de recueillir leur avis et leurs besoins pour la desserte des quartiers, cet appui technique et ce travail de concertation pouvant ainsi garantir la pérennité de cette opération.

Les travaux des consultants et les consultations avec le comité de suivi ont permis de dégager une structure du réseau pour l’avenir, composée d’un axe structurant pour la zone urbaine, des liaisons secondaires vers les zones d’habitation en hauteur, et enfin des liaisons interurbaines vers les habitats éloignés.

Par ailleurs, afin que les usagers puissent bénéficier d’un réseau fiable, une restructuration du système de transports en commun doit être réalisée. L’amélioration de la qualité du service par le contrôle et l’accompagnement des transports ont également été évoqués. Il faut en effet se donner les moyens de contrôler et d’accompagner les transporteurs pour améliorer continuellement la qualité de service. Cela passe notamment par la formation des chauffeurs, par l’utilisation des nouvelles technologies par le délégataire, comme la mise en place de GPS dans les bus, mais aussi par une juste rémunération des délégataires, particulièrement pour les dessertes des zones les plus reculées ou les lotissements sociaux sur les hauteurs.

Communiqué du gouvernement

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