De l’importance du don d’organes…

Telle est la conviction qu’ont pu se forger, en milieu de semaine, les représentants élus à la commission de la santé de l’assemblée, lors d’une réunion d’information avec Michel Raymond Corniglion, président de France Adot 69 (Association pour le don d’organes et de tissus humains).

 

Cet éminent chirurgien (toujours en activité) sait de quoi il parle! Il est même intarissable sur le sujet…Et pour cause, Michel Raymond Corniglion a le « privilège » d’être le plus ancien transplanté cardiaque de la planète. Lorsqu’en 1981, une nouvelle chance va lui être accordée par la Médecine de repousser son existence au delà même de ses espérances, il ne savait certainement pas que le reste de sa vie allait être consacrée à promouvoir cette noble cause qu’est le don d’organes.

Il faut dire qu’à l’époque, les interventions sur le corps humain sont encore très aléatoires. Raison pour laquelle, dès 1989, il prend la tête de France Adot avant de devenir administrateur national en 2001. Toutes ces années de combat, aux côtés d’une épouse exceptionnelle décédée depuis, ont fini par le convaincre de l’intérêt de s’engager dans le bénévolat. Objectif: sensibiliser nos concitoyens sur les bienfaits de la transplantation. Quand bien même celle-ci s’accompagne d’un suivi médical lourd et rigoureux au quotidien…

Alors que la Polynésie française s’est dotée, voilà près d’un an, d’un cadre réglementaire propre à la greffe du rein, l’occasion a été donnée au professeur Corniglion de dresser un état des lieux sur la situation en métropole.

En 2013, 5038 adultes et 223 enfants ont bénéficié d’une transplantation d’organes. Reins, foie, coeur, poumons, intestins sont principalement les organes que la science est actuellement en mesure de remplacer lorsqu’une insuffisance est diagnostiquée sur un patient. C’est à la fois beaucoup et peu lorsqu’on sait que 15 650 autres personnes sont en attente d’organes disponibles…

Quant aux principaux donneurs, ce sont généralement des personnes victimes d’AVC (Accident vasculaire cérébral). Mais force est de constater que l’acte consistant à faire don de son corps après la mort souffre encore de nombreuses réticences parmi la population…A plus forte raison dans nos îles du Pacifique fortement ancrées dans la religion!

Quels que soient les freins à la pratique du don d’organes, Michel Raymond Corniglion s’est déclaré tout à fait disposé à soutenir la création d’une antenne de l’Adot en Polynésie française.

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