De l’intérêt de promouvoir l’activité de « Fish Watching » dans nos eaux

Dans le communiqué du conseil des ministres, ce jour, il est annoncé la création d’un groupe de travail pour l’activité éco-touristique du « Fish-watching ».

Le « Fish-watching » est la dénomination anglo-saxonne de l’activité d’observation en milieu naturel de poissons, soit évoluant naturellement, soit attirés et agrégés par stimulus olfactif (nourrissage en particulier) ou stimulus sonore (bruit spécifique), afin de faciliter et assurer leur présence aux yeux des touristes. C’est une activité à caractère éco-touristique qui s’est déjà significativement développée à partir des années 1990 en Polynésie française. Dans cette activité éco-touristique se regroupent, notamment, le ray-feeding (nourrissage des raies) et le shark-feeding (nourrissage des requins) qui tous deux attirent aussi de nombreux poissons coralliens (Papillons, carangues, becs de canne, balistes, et murènes, etc…).

Ces activités contribuent significativement à l’attractivité de la Polynésie française pour les touristes et représentent une manne financière conséquente (500 millions Fcfp de chiffre d’affaires annuel estimé sur Moorea et Bora Bora). Elles ne sont néanmoins pas exemptes de risques à la fois pour l’homme et pour les animaux impliqués.

Pour l’heure, l’arrêté n° 396 CM du 28 avril 2006, portant inscription notamment des requins, dans la catégorie B des espèces protégées par le code de l’Environnement, précise qu’il est interdit de nourrir les requins « dans les lagons, les passes et dans un rayon de 1 kilomètre centré sur l’axe de la passe, à titre gratuit ou onéreux ». Cependant, force est de constater que le shark-feeding est actuellement pratiqué dans les lagons, notamment, de Moorea et Bora-Bora, de façon illégale, engendrant potentiellement une responsabilité considérable pour nombre d’opérateurs. Quant aux autres activités, aucune règlementation n’existe à ce jour.

Le ministère du Tourisme souhaite par conséquent, en partenariat avec les autres ministères concernés, les communes concernées et les services compétents de l’Etat, mettre en place un « groupe de travail sur le Fish-watching» auquel seraient assignés les objectifs permettant de mieux appréhender les enjeux financiers, sécuritaires et de durabilité du Fish-watching en Polynésie française.

Ce comité de travail permettra d’établir, avec les professionnels du secteur, des organismes scientifiques, comme le Centre de Recherche Insulaire et Observatoire de l’Environnement (CRIOBE), une synthèse des pratiques souhaitables pour assurer la durabilité de l’activité en Polynésie française et ce, selon les lieux, pratiques et animaux concernés. In fine, il s’agit de pouvoir promouvoir notre destination et ces activités sur un axe éco-touristique et de proposer aux acteurs du tourisme un cadre juridique adapté aux enjeux de durabilité de cette activité en Polynésie française.

Plusieurs services du Pays seront mobilisés pour cette initiative : la direction de l’environnement, la direction des ressources marines, la direction des affaires maritimes de la Polynésie française et le service de la jeunesse et des sports. Ce groupe de travail sur le Fish-watching sera sans doute ammené à évoluer et convier, selon les opportunités et nécéssités, toute autre entité qu’il serait souhaitable d’associer à ces réflexions.

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