De nouvelles variétés de pomme de terre et de patate douce pour les populations insulaires

L’arrivée prochaine d’environ soixante-dix nouvelles variétés de pommes de terre et de patates douces dans les États et Territoires insulaires océaniens permettra de renforcer la sécurité alimentaire de toute la région.

Le Centre d’étude des cultures et des arbres du Pacifique (CePaCT) du Secrétariat général de la Communauté du Pacifique (CPS), implanté à Suva (Fidji), a reçu quarante-deux nouvelles variétés de pommes de terre sous forme de cultures tissulaires sub-tropicales qui tolèrent la chaleur et peuvent résister à certains virus de la pomme de terre.

La pomme de terre figure parmi les tubercules les plus consommés du Pacifique. Certains pays commencent même à la cultiver alors qu’aux Fidji, les importations de pommes de terre s’élèvent à 17 millions de dollars fidjiens chaque année.

Les nouvelles variétés de pommes de terre proviennent du Pérou, tandis que la plupart des cultures tissulaires de la patate douce nous viennent surtout d’Argentine, de Bolivie et d’Équateur.

Les nouvelles variétés hybrides adaptables et résistantes permettront aux pays océaniens de substituer leurs produits nationaux aux importations et de renforcer ainsi la sécurité alimentaire.

« Le Centre a également reçu des cultures tissulaires de 27 variétés de patates douces hybrides perfectionnées, à la chair orangée et violette, riches en nutriments et qui permettront d’améliorer le régime alimentaire des Océaniens », a déclaré Valérie Tuia, Coordonnatrice des ressources génétiques de la CPS.

« Les variétés de patates douces à croissance rapide et maturation précoce font partie des cultures idéales lors des opérations de relèvement après une catastrophe et dans le cadre des programmes relatifs à la sécurité alimentaire. Toutefois, nous préparons d’autres variétés à distribuer aux zones sinistrées par le cyclone Pam dans les semaines à venir », ajoute-t-elle.

Aux Îles Cook, à Niue et au Samoa, ces variétés à la chair orangée et violette sont très prisées par les touristes et compléteront l’offre des petits exploitants qui approvisionnent ce marché.

Les États et Territoires insulaires océaniens sont de plus en plus demandeurs de variétés culturales résistantes aux maladies, riches en nutriments et capables de s’adapter au climat tropical. Ainsi, le CePaCT a sollicité ses partenaires au sein du Groupe consultatif pour la recherche agronomique internationale (CGIAR) afin d’obtenir de nouvelles variétés améliorées.

Les nouvelles cultures ont été acquises auprès du Centre international de la pomme de terre (Pérou), l’un des instituts partenaires du CePaCT au sein du CGIAR.

Le partenariat stratégique de la CPS avec le ministère néo-zélandais des Affaires étrangères et du Commerce permet à la CPS de se procurer, de multiplier et de distribuer de nouvelles variétés de cultures résistantes et d’appuyer ainsi les projets communautaires de sécurité alimentaire en Océanie.

De son côté, l’organisme fidjien « Fiji Biosecurity » apporte également une contribution précieuse aux activités de la CPS en délivrant des permis d’importation conformes aux normes internationales, de sorte que les pays océaniens puissent avoir accès à ces nouvelles variétés.

Contacts médias

Jean-Noel Royer, CPS, jeannoelr@spc.int, +687 87 70 63

Valérie S. Tuia, Coordonnatrice des ressources génétiques de la CPS,  valeriet@spc.int, +687 87 70 63

 

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