Décès d’oiseaux à Moorea : l’hypothèse d’une intoxication par la deltaméthrine ne peut être retenue

Certains medias ont évoqué, ces derniers jours, le décès d’oiseaux, des « vini », sur l’île de Moorea, en faisant le lien avec des pulvérisations intervenues dernièrement dans le cadre de la lutte anti-vectorielle en cours.

Le Centre d’hygiène et de salubrité publique (CHSP) a été informé de ces rumeurs par le biais d’un message posté lundi sur le site internet cybertaote. Le vétérinaire Frédéric JACQUET, inspecteur en chef de santé publique, vétérinaire détaché du ministère métropolitain en charge de l’Agriculture auprès du CHSP, a alors enquêté sur ces faits, en prenant contact notamment auprès du résident de Moorea qui a médiatisé cette mortalité aviaire (5 « vini » trouvés morts dans sa cour).

Il ressort des éléments recueillis que la pulvérisation effectuée sur cette île a été réalisée dans le respect des normes établies. Une faible dose de deltaméthrine a été utilisée (1 gramme pour 1 ha) et les modalités de pulvérisation ont été respectées à la lettre par les agents du CHSP et du SDR (Service du développement rural). Il n’y a pas eu d’arrêt devant cette maison au moment de la pulvérisation, ni de fuites du produit.

Les déclarations du résident de Moorea – qui a lui-même employé d’autres insecticides, dans sa propriété, ces dernières semaines – semblent indiquer un effet de toxicité aïgue immédiate sur les oiseaux. Or, la molécule de deltaméthrine n’est pas toxique pour les oiseaux, sauf dans des doses extrêmement importantes. Des conséquences létales pour un « vini » de 10 grammes ne sont ainsi envisageables que si celui-ci ingère la dose utilisée pour pulvériser 200 m2 de terrain. Par ailleurs, il est avéré que le bruit élevé en continu produit par le générateur d’aérosols fait fuir les oiseaux.

Compte tenu de ces éléments, l’hypothèse d’une intoxication de ces « vini » par la deltaméthrine pulvérisée ne peut être retenue. Les pulvérisations ont commencé à Tahiti depuis le 21 janvier, concernant pas moins de 10 000 maisons. Aucun autre signalement d’oiseaux morts (en liberté ou en cage) n’a été communiqué aux autorités sanitaires.

 

Source: présidence

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