Défiscalisation: V. Bruant soutient l’appel à la mobilisation

Dans un communiqué de presse que nous reproduisons in-extenso, la représentante du groupe Tapura Huiraatira et présidente de la commission de l’économie, des financies, du budget et de la fonction publique, Virginie Bruant,  prend officiellement position sur la question des investissements outre-mer.

En ma qualité de présidente de la commission législative en charge de l’Economie, des Finances, du Budget et de la Fonction publique à l’assemblée de la Polynésie française, je partage entièrement les inquiétudes des deux principales organisations patronales du fenua, le Médef et la CGPME-PF, s’agissant de la loi de défiscalisation métropolitaine.

En effet, au vu des dispositions contenues dans le projet de loi de Finances pour 2016, ce levier essentiel aux investissements outre-mer, et en particulier dans le Pacifique, ne serait pas maintenu jusqu’en 2025 comme le souhaitaient les acteurs économiques, mais seulement prorogé d’une année, c’est à dire jusqu’à fin 2018. Et encore, dans des conditions considérées comme « très rigides ».

Ce n’est pas faute d’avoir expliqué aux décideurs parisiens depuis plusieurs mois déjà l’importance de cet outil, le seul aujourd’hui dans les COM permettant à des investisseurs, qu’ils soient Français ou étrangers, de réaliser des projets structurants.

Plus que jamais, la Polynésie française a besoin de la Solidarité nationale pour opérer un rattrapage économique et tourner définitivement le dos à l’ère du CEP. Nous avons besoin de rénover nos hôtels pour asseoir le développement touristique, d’avions pour moderniser la desserte interinsulaire et de bateaux pour vaincre l’isolement. A quelques semaines de l’arrivée du nouveau cargo-mixte Aranui 5, c’est tout l’archipel des Marquises qui savoure déjà cet événement. Comme la plupart des acteurs économiques du fenua, je n’ose pas imaginer qu’un tel exemple d’investissement productif, tout en servant l’intérêt général, soit le dernier. Or, en l’état actuel des dispositions en vigueur et des délais nécessaires à l’instruction des dossiers, aucun projet d’envergure ne peut prospérer. Le pire, c’est qu’aucune autre alternative ne semble être proposée … Ce qui constitue, à l’évidence, un frein préjudiciable aux efforts de relance économique mis en oeuvre par le Pays depuis mai 2013.

Aussi, j’ai l’intime conviction que rien n’est perdu et qu’ensemble, au- delà des clivages politiques, les trois collectivités françaises du Pacifique disposent encore d’une marge de manoeuvre suffisante pour obtenir de la Nation l’accompagnement auquel elles sont en droit de prétendre. Et je sais que nous pouvons compter sur nos parlementaires pour défendre bec et ongles notre position à l’Assemblée nationale et au Sénat.

Télécharger l'article en PDF

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

En naviguant sur notre site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer une navigation optimale et nous permettre de réaliser des statistiques de visites. En savoir +

The cookie settings on this website are set to "allow cookies" to give you the best browsing experience possible. If you continue to use this website without changing your cookie settings or you click "Accept" below then you are consenting to this.

Close