Dégradations à l’assemblée: pas de pardon!

Interrogé lundi soir sur le plateau de Polynésie 1ère, le président de l’assemblée de la Polynésie française, Marcel Tuihani, est revenu sur les dégradations commises en fin de semaine dernière par quelques « éléments perturbateurs » de l’Intersyndicale.

Le soir même des événements sociaux qui se sont déroulés dans l’enceinte de la Maison du peuple, l’actuel locataire du perchoir avait annoncé son intention de déposer une plainte auprès du procureur.

Le lendemain, vendredi, les grévistes étaient même venus s’excuser auprès de lui pour ces excès de violence alors que leurs motivations restent encore assez floues. Sinon qu’il y a eu une volonté réelle de faire pression -c’est un euphémisme!-sur les représentants élus alors réunis en session extraordinaire pour débattre notamment d’un projet de loi controversé sur la réforme des retraites.

Marcel Tuihani concède aujourd’hui avoir eu quelques hésitations. Et de se reprendre aussitôt: « Quel président je serais si je n’allais pas au bout de ma démarche ? » D’autant qu’il le redit sans ambiguité: « Ce qui s’est passé est impardonnable! »

Moins de deux actifs pour un retraité

Sur le fond du sujet, le président de l’APF est plus nuancé et prend clairement ses distances. « Bien sûr qu’il y a urgence… » reconnait l’invité en plateau. Mais sur la manière de procéder pour rendre pérenne la PSG (Protection sociale généralisée), Marcel Tuihani rectifie le tir en parlant « d’accumulations d’erreurs depuis trois ans ».

Selon lui en effet, le débat a été confisqué il y a deux ans lorsque l’institution qu’il dirige a été dans l’impossibilité de créer une commission d’enquête sur la PSG comme l’opposition le réclamait alors. Car, à ses yeux, ce n’est pas le problème d’un parti mais de l’ensemble de la classe politique polynésienne qui, de près ou de loin, n’a pas été à même de prendre la mesure des difficultés financières qui planaient au dessus du système.

Enfin, Marcel Tuihani partage un constat unanime: seule la création d’emplois et donc l’accroissement du nombre de cotisants à la CPS permettra de redresser la barre. Si le gouvernement Fritch a obtenu quelques résultats en la matière sur fond de relance économique avec des effectifs en hausse de 1600 nouveaux salariés en 2017, c’est encore bien insuffisant pour combler le déficit. Rappelons que la Polynésie compte seulement aujourd’hui moins de deux actifs pour un retraité.

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Une pensée sur “Dégradations à l’assemblée: pas de pardon!

  • 13 mars 2018 à 22 h 04 min
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    Il faut que la justice frappe fort pour montrer l’exemple. Ces terroristes-syndicalistes doivent êtres poursuivis pour dégradation de biens publics et incitation à la violence.

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