Des pistes pour apporter une main secourable aux 750 SDF recensés

De la solidarité vis-à-vis des Sans Domicile Fixe et plus généralement des personnes en situation précaire, il en a été question ce jeudi matin à l’assemblée de la Polynésie dans le cadre de la séance des questions orales au gouvernement.

L’occasion pour la ministre de la Famille et des Solidarités, Isabelle Sachet, de répondre à la représentante du Tavini huiraatira (groupe indépendantiste), Eliane Tevaahitua, qui l’interrogeait sur la politique publique que « le gouvernement compte mettre en oeuvre dans les plus brefs délais pour permettre à ces êtres abîmés par la vie, avant tout des enfants du pays, de retrouver leur dignité ».

« Nous partageons votre ressentiment et votre impatience face à es situations de souffrance qui se sont installées dans notre pays depuis déjà un certain nombre d’années », a déclaré d’emblée la ministre.

Isabelle Sachet a ainsi confirmé que le premier axe du programme du gouvernement, c’est de bâtir une « Polynésie plus solidarité et équitable« , à travers notamment la mise en oeuvre d’un plan d’urgence sociale.

S’agissant de la population en situation d’errance, en 2017, on estimait à environ 750 le nombre de SDF dans la grande agglomération dont 120 à Papeete.

Pour la ministre, il est évident que « nous manquons d’un vrai foyer d’urgence », en dépit du centre d’hébergement ouvert à Tipaerui. Et de poursuivre: « Il n’y aurait pas de résident dans ce foyer d’urgence. Il servirait à donner un lieu abrité, la possibilité de prendre un bain, un repas chaud et un lit pour la nuit. Ce serait le premier lien  d’une personne sans repère ou qui aurait tout perdu ».

Isabelle Sachet s’est encore engagée à aller à la rencontre des tavana pour envisager des solutions. Dans cette perspective, elle a prévu de se rendre prochainement à Hitiaa et Vairao pour voir deux parcelles dont le pays est propriétaire. « J’y vois là l’espoir que des SDF puissent choisir de vivre dans un environnement paisible, propre à la connexion avec le ciel, la terre, la nature et la mer », a t’elle précisé.

Il est également question de lancer la construction d’un centre d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) dont le coût est estimé à 440 millions de Fcfp financé à 50% par l’Etat. Les travaux devraient démarrer en avril 2019. Envisagé à la Mission sur le site de Raimanutea, il devrait héberger 70 SDF avec pour objet l’insertion sociale et professionnelle des personnes concernées.

Enfin, pour l’insertion des « personnes fragiles » en général, la ministre envisage la création d’un « foyer des jeunes travailleurs » où un logement temporaire serait mis à disposition d’un jeune public dans le cadre d’un parcours d’insertion. L’ancienne « cité Grand » à Pirae est une option avancée pour un investissement de 280 millions de Fcfp.

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