Deux miroirs historiques retrouvent leur place au coeur de la capitale

Deux précieux miroirs faisant partie du patrimoine de la ville de Papeete ont été installés dans la salle des mariages de l’hôtel de ville après avoir été entièrement restaurés par des experts métropolitains.

Très attaché à la sauvegarde de l’héritage et du patrimoine municipaux, le maire de Papeete Michel Buillard encourage les opérations de restauration et de préservation des objets d’art, documents et archives constituant la mémoire du Papeete d’autrefois et la richesse de notre capitale.

Datant du milieu du dix-neuvième siècle et de style Louis-Philippe, ces deux imposants miroirs de 1,55 mètre de haut sur 84 centimètres de large furent longtemps exposés dans la salle du conseil municipal de l’ancienne mairie. Après l’incendie de celle-ci dans les années 1970, ils trouvèrent leur place dans la salle des mariages avant de finir au magasin des archives en raison de leur état de dégradation. Ils ont été confiés aux bons soins de Florent et Marie Dubost de l’Atelier de la Feuille d’or à Paris. Ces deux experts en restauration de mobilier et d’objets d’art se sont tout spécialement déplacés jusqu’à Papeete en avril 2018 pour procéder à leur remise en état. Dépoussiérage des surfaces, vérification de la structure en bois, retrait des repeints, comblement des lacunes ou encore retouches de dorure et restitution des décors de la partie basse ont nécessité plus de cent heures de travail.

Ces deux miroirs historiques faisaient autrefois partie du mobilier royal. Ils figuraient précisément sur une liste de présents offerts à Pomare IV par le roi de France Louis-Philippe 1er. Lors de son départ, le 31 mai 1847, le premier gouverneur du protectorat français, le contre-amiral Armand-Joseph Bruat, emportait avec lui un courrier daté de la veille dans lequel la reine énumérait les objets qu’elle souhaitait recevoir. Cette demande fut transmise au gouvernement français le 13 décembre et approuvée en février 1848. Une première estimation chiffrait le coût de l’ensemble à treize mille six cents francs. Jugée trop élevée, cette somme fut ramenée à six mille francs. Une commission spéciale fut créée pour choisir les objets et traiter avec les fournisseurs.

Petit fils de la reine Pomare IV, fils de son dernier enfant, le prince Joinville, et d’Isabelle Vahinetua Shaw, fille d’un commerçant anglais, le prince Teriihinoiatua, dit Hinoi (1869-1916) acquit une partie du mobilier royal lors d’une vente aux enchères le 26 décembre 1896. Parmi ses achats, les deux miroirs Louis-Philippe qu’il légua ensuite à la commune de Papeete, créée six ans plus tôt. C’est donc un morceau d’histoire, un véritable trésor qui retrouve désormais sa place au cœur de l’hôtel de ville.

Source: Papeete

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