Dix ans d’enseignement expérimental du reo ma’ohi

Les représentants à l’assemblée de la Polynésie française ont été conviés ce jeudi par Minarii Galenon, présidente de la commission de l’éducation, de l’enseignement supérieur, de la jeunesse et des sports, à une réunion d’information sur le plurilinguisme.

Le président de l’assemblée a démarré cette réunion en remerciant tout d’abord les deux intervenants invités pour l’occasion, Mirose Paia, maître de conférence à l’université de la Polynésie française (UPF), qui forme également les enseignants du 1er et 2nd degré et Jacques Vernaudon, maître de conférence linguistique également à l’UPF.

Après avoir présenté le parcours de chacun, Marcel Tuihani a terminé par une citation connue selon laquelle « une langue que l’on n’enseigne pas est une langue qu’on tue ».

Les deux chercheurs et universitaires ont alors présenté aux élus de l’APF ainsi qu’à Jean-Marius Raapoto, ancien ministre de l’éducation, en charge du plurilinguisme et de la promotion des langues polynésiennes, présent pour l’occasion, les différents langues autochtones, ainsi que les dialectes du reo mā’ohi.

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Puis ils ont dressé le bilan de dix années d’enseignement expérimental du reo mā’ohi dans les écoles maternelles et primaires de Polynésie. En effet, cette étude portait sur l’évaluation des dispositifs mis en application dans plusieurs écoles de tous les archipels, à partir de 2005 jusqu’en 2014. Cet enseignement expérimental prévoyait l’enseignement de cinq heures par semaine de reo mā’ohi au lieu de deux heures trente hebdomadaire.

Selon Mme Paia et M. Vernaudon, le renforcement du nombre d’heures d’apprentissage du reo mā’ohi n’a pas eu d’effets négatifs sur les niveaux des élèves, ni sur l’apprentissage du français. Au contraire, les enfants ayant bénéficié de cet apprentissage soutenu, ont développé une curiosité de la langue, ont changé d’habitude en multipliant les occasions d’échanges avec l’entourage et ont valorisé la langue en corrigeant parfois les membres de leur famille sur la prononciation des mots.

(A partir du communiqué de l’APF)

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