DOB 2016: Edouard Fritch se félicite d’un vrai débat en amont avec chacun des ministres

Le président de la Polynésie française, Edouard Fritch, a ouvert les débats ce matin à l’assemblée de la Polynésie française dans le cadre de l’examen du document d’orientation budgétaire (DOB). Retrouvez les principaux passages de son allocution.

L’an dernier, à la même époque, je vous annonçais mon intention de rompre avec l’exercice de la succession de longs monologues imposés par le débat d’orientation budgétaire qui n’avait de débat que le nom. Pour donner plus de transparence à l’exercice 2016, le gouvernement a souhaité modifier la présentation de son rapport en améliorant sa lisibilité et en harmonisant la présentation des différentes politiques sectorielles dans un format unique.

L’objectif ainsi recherché est clairement de redonner à ce préalable à l’examen du projet de budget primitif pour l’exercice à venir, tous les éléments de clarté permettant la tenue d’un débat d’orientation budgétaire ouvert, transparent et fructueux.

Ainsi, la Commission des finances de l’Assemblée a pu auditionner durant près de 10 jours, l’ensemble des ministres par demies journées afin que ces derniers puissent vous présenter leurs objectifs de politique sectorielle et que vous puissiez échanger avec eux. Bref, il y a déjà eu un vrai débat en amont de cette séance d’aujourd’hui, aussi je ne serais bien évidemment pas exhaustif dans mon intervention.

 

(…)

 

 

Après un long déclin amorcé depuis 2008, l’économie polynésienne s’est engagée dans un processus de redressement économique et financier après les élections des mois d’avril et de mai 2013.

(…) A fin août 2015, les principales recettes fiscales, TVA et droits d’entrée notamment, enregistrent une croissance forte de près de 5%, semblant confirmer une reprise économique anticipée depuis plusieurs mois et non plus assise sur la seule relance de la commande publique, mais aussi sur une reprise attendue depuis longtemps de la consommation des ménages.

(…)

Pause fiscale

Parallèlement à ces actions de redressement qui commencent à porter leurs fruits, le gouvernement a choisi de poursuivre la trajectoire de désendettement progressif initiée dans le cadre du budget 2014 pour retrouver une plus grande flexibilité budgétaire et préserver les capacités financières de notre collectivité pour les générations futures.

(…) Après les efforts sollicités de nos entreprises et de notre population lors de la réforme fiscale de 2013, le gouvernement s’associe en s’astreignant à un devoir de maîtrise budgétaire renforcée avec un objectif de réduction des dépenses de fonctionnement de 3,5%, tout en apportant un soutien maintenu à la commande publique notamment dans le domaine du logement.

La pause fiscale est prorogée – je le redis bien, il n’y a pas de nouveaux impôts – pour donner de la visibilité aux acteurs économiques. Au contraire de cela, nous proposerons dès l‘année 2016 des diminutions d’impôts, notamment pour la transition énergétique et des simplifications pour plus de lisibilité, des aménagements ou étalements de paiement facilités pour accompagner les contribuables qui connaissent des difficultés.

La réforme en cours de nos systèmes d’organisation sanitaire et de protection sociale généralisée sont autant des mesures et principes qui constituent les grandes orientations du projet de budget pour l’exercice 2016 qui sera prochainement soumis à l’examen de l’Assemblée de la Polynésie française.

Dans le cadre de la relance économique, nous renforcerons l’accompagnement des investisseurs privés locaux par l’adaptation des dispositifs incitatifs, la coordination des services publics et la simplification des procédures de l’administration. Nous accompagnerons également la refondation de l’économie par l’émergence de nouvelles filières, de nouveaux métiers, hors de la bulle artificielle construite autour de la rente nucléaire.

Ce soutien aux projets polynésiens passe par la modification de la Loi relative aux grands projets. Il convient d’adapter le niveau d’incitation en fonction de seuils d’investissement progressifs en vue de la relance de projets économiques de tailles différentes pour inciter les investisseurs locaux à déclencher leurs projets, parallèlement au démarrage des grands projets de portée internationale.

Ces investisseurs locaux seront, comme ils le souhaitent, accompagnés dans leurs démarches administratives qui seront facilitées.

Il est essentiel également, voire crucial pour les Polynésiens de trouver de nouvelles sources d’activité économiques et les relais de croissance nécessaires pour combler les trous laissés par cette série de chocs économiques et assurer un avenir, au Fenua, aux milliers de jeunes diplômés ou non qui arrivent chaque année sur le marché du travail, hors des mécanismes financés par le budget de la Polynésie et la redistribution locale issue des transferts de l’Etat.

Tourisme

Le tourisme reste à ce jour et durablement le premier moteur de développement de nos ressources propres et le ministère en charge du secteur déploie une stratégie volontariste en vue de poursuivre les efforts menés depuis plusieurs décennies en faveur du développement des produits touristiques polynésiens.

 

(…) Mais l’accroissement de la fréquentation touristique reste aujourd’hui limitée par la capacité d’accueil de nos réceptifs et par la concentration de nos visiteurs, d’abord géographiquement (Bora Bora est la destination privilégiée) mais aussi dans le temps, c’est-à-dire de juin à octobre.

Nous allons donc, d’une part, améliorer la visibilité des îles autres que Bora Bora et, d’autre part, mieux investir les marchés de l’hémisphère Sud qui, comme le marché chinois, voyagent plus facilement en dehors de l’actuelle haute saison.

Le tourisme de croisière présente aussi, en la Polynésie française, un fort potentiel de développement. Le travail entrepris de concert avec les professionnels, que ce soit au salon Seatrade de Miami ou à l’occasion de manifestations comme le tout premier South Pacific Cruise Forum, organisé ces derniers jours à Papeete, porte ses fruits. Le nombre d’escales de paquebots est passé de 450 en 2013 à plus de 700 en 2015 et ce chiffre progressera encore en 2016. Des compagnies telles que Carnival Cruise, Ponant ou Hainan étudient la possibilité de baser, dès 2017, un paquebot à Papeete.

C’est pourquoi nous nous sommes engagés à améliorer les conditions d’accueil de ces croisiéristes. Les équipements à terre de PaoPao et Papetoai, à Moorea, sont en cours de finalisation. Une étude est en cours afin d’aménager une zone de débarquement et de loisirs sur la plage de Makarea à Fakarava et le port autonome a engagé les études relatives à la construction d’un ensemble d’accueil des croisiéristes à Papeete, comprenant une gare maritime adaptée mais aussi des espaces touristiques aménagés.

L’opération comprend les aménagements des épis paquebots nord et sud, la réalisation d’une passerelle publique surélevée, les voiries et réseaux divers (parkings bus-taxis-bagages et voiries entre terminal et boulevard) et la construction d’un bâtiment terminal passagers et gestion bagages, accessible depuis la passerelle publique.

Le calendrier retenu prévoit une phase d’études de janvier  à octobre 2016 pour des travaux de 2017 à 2018.

Cette offre touristique doit être complétée par une valorisation du potentiel  de l’île de Tahiti qui est actuellement en cours. Les accès aménagés des bords de mer, les espaces de détente ou de visite seront finalisés, balisés et documentés afin que chaque étape puisse devenir un lieu de découverte. Les études réalisées en 2015 permettront, l’an prochain, la sécurisation et le balisage de chemins de randonnée.

 

(…) En ce qui concerne le Tahiti Mahana Beach, dont la procédure de consultation est en cours, les offres finales des deux candidats en lice, Towercrest et RECAS, nous parviendront avant la fin du mois de novembre et j’espère signer un protocole d’accord avec le candidat retenu avant la fin de cette année.

Ce projet est mené de manière interministérielle avec le concours actif des services concernés par une telle programmation. L’objectif principal sur le volet économique, entre autres critères de sélection, est de s’assurer en premier lieu que l’investisseur choisi au final sera en capacité technique et financière de réaliser et de mener à terme son projet.

L’autre élément essentiel de l’analyse économique pour la sélection du projet final consiste à obtenir toutes les garanties nécessaires à ce que les retombées directes et indirectes du projet soient satisfaisantes pour l’économie du Pays, nos entreprises et nos demandeurs d’emplois, tant dans la phase de construction que sur le plan de l’exploitation des activités envisagées.

Un programme aussi ambitieux et d’une telle ampleur nécessite une approche rigoureuse, transparente et méthodique pour offrir à notre Pays le choix le plus éclairé, efficient et pertinent afin de nous assurer un développement global harmonieux sur les décennies à venir.

 

(…)

Economie bleue

La refondation de notre économie passe également par l’accompagnement de nouvelles filières.

De manière non exhaustive je citerais la filière du cocotier avec la production à plus grande échelle d’huile de coco vierge, la valorisation des produits dérivés du cocotier (charbon, matériaux, artisanat, habillement…).

Nous soutiendrons également le développement de filières autour de l’économie éco-responsable (les véhicules propres, les dispositifs économiseur de ressources, le recyclage au sens large, les énergies nouvelles …).

Il en sera de même pour le développement de l’économie numérique par la poursuite de la politique d’investissements en matière d’infrastructures opérée par l’OPT (réseau Fiber To The Home, second câble sous-marin,…) et le développement de contenus comme l’offre de Data centers, les formations au numérique type Poly 3D, les pépinières d’entreprises spécialisées…).

Les relais de croissance économique doivent aussi se trouver en particulier dans la remise à plat et la réorientation du secteur de la pêche industrielle polynésienne, la réorganisation du secteur de la perliculture ou le développement du secteur aquacole.

Dans ce secteur aquacole, le projet de ferme aquacole de Hao avance bien. Son promoteur arrive dans les prochains jours et nous l’accompagneront sur le site.

La direction de l’équipement et ses sous-traitants commencent les travaux de la route de contournement. L’Etat pour sa part prévoit de débuter ses travaux de dépollution dès le début de l’année 2016, après obtention des autorisations administratives ; enfin, la société Tahiti Nui Océan Food devrait débuter ses travaux mi 2016.

 

(…)

La politique du logement est une préoccupation de premier ordre pour le gouvernement. (…) Le programme d’actions s’articule autour de deux axes. Il s’agit, premièrement, d’apporter des réponses immédiates et concrètes  à l’urgence de la précarité qui s’est installée dans notre Pays. Deuxièmement, il nous faut anticiper les évolutions afin de répondre aux besoins de la population.

En matière de réponses à l’urgence des situations, nous avons décidé d’augmenter les crédits budgétaires du programme d’accès au logement. Ainsi, les subventions de l’Agence immobilière sociale de la Polynésie française (AISPF), association reconnue d’intérêt général, vont être doublées en 2016. En 2015, ce sont 345 personnes, en situation de fragilité sociale qui ont pu bénéficier d’un logement géré par l’AISPF.

Notre objectif est de doubler, voire davantage, le nombre de logements pourvus par l’Association afin de mettre à la disposition des familles 200 logements dès 2016. De même, l’aide familiale au logement, qui permet aux ménages attributaires d’un logement OPH de solliciter une aide du pays pour la prise en charge de leur loyer, verra son montant augmenter et permettra de soutenir 750 familles  modestes au lieu de 650 en 2015.

Le dispositif d’aide à l’investissement (AIM), qui  permet de soutenir la construction ou l’acquisition d’un logement neuf à usage d’habitation principale pour les particuliers, avec un plafond d’accompagnement à 2 millions FCFP, sera poursuivi en 2016. Il a déjà favorisé  94 projets de constructions pour un volume d’emprunt global de près de 1,6 milliard XPF.

 

(…)

Equipement

Pour 2016, l’action du gouvernement portera sur la poursuite de la rénovation du réseau routier de la Polynésie française. Ainsi, aux Iles- du-vent, les axes suivants ont été définis pour faciliter la circulation et sécuriser les déplacements sur le réseau existant.

 Pour ce qui concerne les archipels, il s’agit de poursuivre l’aménagement des routes et le revêtement des pistes en terre, pour faciliter les déplacements entre villages ou centres d’intérêts sociaux, économiques ou touristiques.

Au niveau des ports et aéroports, nous poursuivrons les programmes de réhabilitation, de modernisation et de réalisations des infrastructures  nécessaires au désenclavement des îles Sous-le-vent, des îles Australes, des îles Marquises et des îles Tuamotu-Gambier.

Pour ce faire, il convient de disposer d’un état des lieux des différentes infrastructures portuaires ou aéroportuaires, résultant d’un diagnostic de leur état général et du niveau de service attendu pour programmer des opérations lourdes de réfection ou de mise à niveau.

Par ailleurs, il est prévu au titre de ce programme d’améliorer en 2016 l’accueil des passagers par la modernisation des aérogares suite aux doléances des usagers. Les actions porteront surtout sur les Tuamotu de l’Est (Hikueru, Tatakoto, Pukarua, Reao, Vahitahi, Nukutavake et Fakarava).

Je vous annonce également que je ne fermerais pas les aéroports de Takume et Ua Huka tant qu’une solution alternative satisfaisante ne sera pas proposée.

(…)

Santé

Avec 116 milliards de dépenses pour 108 milliards de recettes, la pérennité de la protection sociale des polynésiens est en situation alarmante et des reformes difficiles doivent être engagées pour redresser les trajectoires budgétaires.

Il convient d’agir sur les dépenses de santé par une poursuite des efforts de maîtrise médicalisée et de réorganiser l’offre de soins. La réforme devra comporter un volet prévention renforcé.

La lutte contre le surpoids et l’obésité sera affichée comme une priorité pour le Pays avec un objectif de réduction des prévalences de surpoids et d’obésité de – 30 % dans les 10 prochaines années.

Plus globalement, en matière de santé, l’année 2016 sera consacrée à la mise en œuvre des principales orientations stratégiques décrites dans le nouveau Schéma d’Organisation Sanitaire 2015-2020 qui vous sera présenté prochainement.

Une réforme ambitieuse de l’organisation du système sanitaire est aujourd’hui indispensable et devra générer des actions d’efficience permettant in fine d’améliorer la réponse sanitaire. Elle consistera notamment :

  • En la mise en place d’une Autorité de régulation de la santé et de la Protection sociale chargée de la définition des orientations stratégiques, de la mise en œuvre et de la régulation de la politique de santé
  • Au regroupement de l’ensemble des structures publiques de santé de soins primaires et de prévention au sein d’un établissement public de soins primaires et de prévention
  • A la création d’une communauté hospitalière polynésienne regroupant le CHPF, Taravao, Uturoa et Taiohae.

Pour les archipels éloignés, l’instauration d’un Etablissement public de soins primaires et de prévention permettra une allocation des moyens plus ciblée et in fine une meilleure réponse sanitaire à destination des populations considérées.

Il s’agira également au sein de cet Etablissement public, de donner un rôle majeur aux infirmiers exerçant en poste isolé par la mise en place, dès 2016, d’un DU infirmier en soins de santé primaire insulaire permettant de renforcer les compétences de ces agents, souvent première porte d’entrée dans le circuit de soins. En terme de formation continue, il est à noter également la mise en œuvre de la formation des Agents de Santé Publique démarrée au cours du 4ème trimestre 2015 qui eux aussi contribueront à l’amélioration de la prise en charge sanitaire dans les archipels.

L’amélioration de la santé dans les archipels nécessite également le renforcement des équipements de transport sanitaire. A ce titre, la construction d’hélistations au niveau des hôpitaux de Moorea et d’Uturoa rendront effective les rotations héliportées vers le CHPF améliorant ainsi la prise en charge des urgences vitales. Ces projets qui seront initiés en 2016.

Par ailleurs, des mesures incitant l’installation de médecins libéraux dans les îles seront étudiées pour assurer une meilleure couverture des soins. De même, dans les endroits les plus reculés de la Polynésie française, une offre itinérante privée pourrait éventuellement se mettre en place par le biais d’un appel à projet.

Education

L’éducation reste au cœur de nos préoccupations avec pour objectif de rendre notre système éducatif ambitieux et exigeant pour se mettre au service de la réussite de tous ses élèves.

La création de réseaux d’éducation prioritaire (REP+), avec l’accompagnement de l’Etat, sur Faa’a, Papara et les Tuamotu, doit permettre qu’aucun élève ne soit abandonné par le système éducatif polynésien. Ces réseaux doivent contribuer à la mise en œuvre des actions qui permettent aux élèves de bénéficier de parcours individualisés en fonction de leurs capacités de développement.

La lutte contre le décrochage scolaire reste une priorité, notamment au travers de Mission de lutte contre le décrochage scolaire (MLDS) dont l’objet est de réduire, par des actions de prévention, le nombre de sorties sans diplôme, dès le primaire, en continuité avec le secondaire  et de prendre en charge les élèves décrocheurs de plus de 16 ans en vue d’un raccrochage et/ou d’une qualification reconnue, pour une insertion sociale et professionnelle durable.

Un schéma directeur des formations permettra d’assurer une cohérence de l’offre de formations en Polynésie française. Le système scolaire doit définir et réguler chaque année sa carte des formations pour que les élèves choisissent une orientation en toute connaissance de cause. Cependant, la carte des formations du système scolaire doit être en adéquation constante avec l’enseignement universitaire postBac, avec le monde du travail et de l’emploi, avec la formation professionnelle, etc. C’est la raison pour laquelle il est nécessaire pour le Pays de définir ses intentions à moyen et à long terme.

Ainsi, le schéma directeur des formations, qui sera rendu public courant novembre 2015, a pour but de donner les orientations stratégiques de manière prospective afin de définir l’articulation de la réalisation des principaux objectifs que se fixe le Pays dans le temps grâce à un tableau de bord.

Environnement

 

(…)

En 2016, les axes de travail principaux s’articuleront autour de la gestion intégrée des espaces naturels, la préservation des espèces menacées et la gestion des ressources naturelles.

En matière de prévention et de traitement des pollutions, les axes importants de travail sont :

  • la poursuite des études et travaux nécessaires à la définition de la politique sectorielle des déchets, avec notamment l’étude pour la réalisation d’une unité centrale de traitement des déchets sur Tahiti, la mise en place des premières filières de responsabilité élargie des producteurs basée sur le principe du pollueur – payeur ou la continuité des opérations de collecte des déchets ménagers dangereux (piles, huiles, batteries) et des véhicules hors d’usage sur Tahiti et dans les archipels ;
  • la résorption des décharges sauvages : le diagnostic des décharges de Tahiti et Moorea réalisé en 2015 doit se poursuivre par un programme des décharges à réhabiliter selon leur dangerosité ;
  • la mise en place du réseau d’assainissement de Papeete et l’extension du réseau d’assainissement collectif de Moorea.

En matière culturelle, la politique s’est jusque là concentrée sur la préservation du patrimoine matériel et immatériel, sans toujours disposer des moyens utiles. Or, à l’heure où le pays cherche à développer ses ressources propres pour favoriser sa croissance économique, les richesses culturelles et le dynamisme de la création artistique locale devraient conduire à l’émergence d’une économie de la culturelle, qui mérite d’être accompagnée.

Les enjeux de la politique culturelle actuelle sont ainsi de trouver le juste équilibre entre se structurer pour s’inscrire comme une composante essentielle de l’économie locale, contribuer au rayonnement de la Polynésie à l’international d’une part, tout en conservant et en transmettant tout ce qui fait l’essence même de la culture polynésienne d’autre part.

En 2016, les axes de travail principaux  s’articuleront autour de la mise en place du statut de l’artiste et la valorisation des productions et évènements locaux, tant en Polynésie qu’à l’extérieur.

 

 

 

 

 

 

 

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