DOB: doublement des crédits affectés à la Mission Tourisme entre 2014 et 2017

Le Document d’orientation budgétaire (DOB), tel qu’il vient d’être présenté aux élus, en ce lundi 31 octobre à l’assemblée de la Polynésie française, accorde une large place au développement touristique. Et dans ce registre, le gouvernement Fritch a toutes les raisons d’y croire. Explications.

S’il est un secteur économique qui marche, c’est bien celui du Tourisme. Et nul ne peut le nier!

Il suffit pour s’en convaincre d’examiner les chiffres de fréquentation. En effet, de janvier à août 2016, Tahiti et ses îles ont déjà accueilli 128 700 touristes, soit une progression des arrivées de 7,9% par rapport à 2015. Ce qui laisse à penser, raisonnablement, que la destination pourrait franchir le cap des 200 000 d’ici à la fin de l’année.

De fait, le gouvernement a exprimé à maintes reprises sa volonté d’accentuer les moyens financiers nécessaires pour poursuivre dans cette voie. Et ce, au nom du principe selon lequel il faut battre le fer quand il est chaud ! A cet égard, la Mission tourisme, tel qu’on peut le lire dans le DOB, atteint un niveau budgétaire jamais égalé jusqu’ici. Entre 2014 et 2017, l’enveloppe aura connu un doublement des crédits, passant de 1,7 à 3,4 milliards de Fcfp, tous programmes confondus.

Sans compter la mise en œuvre, déjà bien avancée, du plan stratégique pour le Tourisme. Ainsi, sur les 137 actions de développement préconisées, plus de la moitié auront déjà été appliquées à la fin de l’année prochaine.

Pour autant, il reste encore beaucoup à faire pour optimiser au mieux toutes les potentialités de la destination polynésienne comme moteur essentiel de création d’emplois. Et l’une des clés de la réussite passe inéluctablement passe un accroissement sensible du réceptif, en d’autres terme de notre capacité d’hébergement terrestre.

Abstraction faite du Tahiti Mahana Beach de Punaauia pour lequel un redimensionnement semble se dessiner, d’autres projets relatifs à des extensions d’hôtels existants comme à Bora Bora, de réouvertures à Tahiti ou de constructions proprement dite – je citerai le complexe du golf de Moorea – sont déjà bien avancées. Tous ces investissements pourraient se solder par la mise sur le marché de 700 à 800 chambres supplémentaires à l’horizon de 2018. C’est-à-dire, demain.

Encore faudra t-il aller chercher ces touristes sur les marchés extérieurs ! C’est ainsi que sur notre premier marché, l’Amérique du nord, les moyens vont être renforcés. Il est également envisagé l’ouverture d’une représentation au Canada et en Russie avec les moyens adaptés. En revanche, les budgets de promotion seront revus à la baisse pour ce qui concerne l’Italie, le Japon, l’Allemagne et le Brésil, signe probablement que le contexte n’est actuellement pas favorable.

De 1 à 3 rotations hebdomadaires entre Honolulu et Papeete, courant 2017

Se pose alors la problématique des transports aériens et de notre éloignement si pénalisant pour acheminer les touristes dans les meilleurs conditions possibles et à un coût raisonnable.

Dans ce registre, nous pouvons compter sur Air Tahiti Nui pour remplir la mission qui lui a été dévolue au départ. Plus que jamais, en effet, au vu de sa bonne santé financière retrouvée, elle en a les moyens et l’ambition comme en atteste le renouvellement programmé de sa flotte avec, à terme, quatre nouveaux appareils des plus modernes et moins gourmands en carburant. Par ailleurs, l’achat d’un 5ème appareil, un monocouloir, donc plus petit, serait à l’étude afin d’opérer des lignes plus difficilement rentables comme la Nouvelle-Zélande le Japon et pourquoi pas Hawaii.

A ce propos, il est question d’un doublement de l’offre de sièges entre Honolulu et Papeete. En effet, la compagnie Hawaiian airlines souhaite accroître son rythme de desserte, courant 2017, passant de 1 à 3 rotations hebdomadaires mais au moyen d’un plus petit appareil. On attend l’annonce officielle…En outre, elle pourrait également proposer un package incluant nos îles pour les Nord américains ou Japonais qui souhaitent se faire un 2 en 1, deux destinations en un voyage. Cette démarche impulsée par notre ministre du Tourisme devrait recueillir l’unanimité dans les rangs de l’opposition puisque, je le rappelle, elle vient en prolongement de celle menée par l’ex-président du Pays, Gaston Flosse, de façon corollaire avec le projet Tahiti Mahana Beach.

Enfin, l’accueil et l’organisation plus terre à terre font l’objet de moyens supplémentaires. Citons, par exemple, l’implantation de huit Pôles locaux de développement touristique (PLDT) dans les îles en 2017, tous placées sous la coordination d’une Agence polynésienne d’action touristique (Apat). Il s’agit d’associations rassemblant les élus, les administrations et les professionnels d’un ensemble géographique donné afin de coordonner au mieux les actions. Parallèlement, il est prévu la création d’un fonds d’aide pour améliorer la qualité de l’hébergement familiale et des prestations touristiques. Enfin, parmi les actions prioritaires, j’en ai retenu deux : le fare Natura de Moorea dont l’investissement se chiffre à 700 millions de francs CFP et la poursuite de l’aménagement de sites d’accès publics pour une enveloppe de 422 millions Fcfp.

 

 

 

 

 

 

 

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