Doublement en un an du nombre de dossiers de surendettement

L’Institut d’émission d’outre-mer (IEOM), par la voix de son directeur Pierre-Yves Le Bihan, conjointement avec la DGAE (Direction générale des affaires économiques) dirigée par Henri Duquesnais, a dressé mercredi matin le bilan d’activité 2014 de la commission de surendettement de Polynésie française.

 

Ce dispositif opérationnel depuis mi-août 2012, équivalent à celui mis en place en métropole et en outre-mer, a pour vocation de venir en aide aux personnes physiques domiciliées sur le territoire, se trouvant dans l’incapacité manifeste de faire face au remboursement de leurs dettes (crédits, loyers, factures d’eau, d’électricité etc.).

Cette commission est composée de sept personnes dont le chef de la DGAE et le directeur de l’agence IEOM-Papeete qui en assure le secrétariat.

Premier constat et non des moindres: le nombre de dossiers déposés a doublé en un an, passant de 88 en 2013 à 174 l’an passé. Même si, curieusement, souligne Pierre-Yves Le Bilan, ce flux s’est tari depuis le mois d’octobre pour tomber à environ 5 dossiers par mois contre 15 les mois précédents.

Second élément à prendre en considération: 9 dossiers sur 10 concernent du « surendettement passif » lié à une baisse subite des ressources. C’est ce que l’on appelle « les accidents de la vie », pouvant aller de la perte d’emploi, à un divorce etc. A la différence du « surendettement actif » dont la cause est généralement un train de vie supérieur à celui des ressources de l’intéressé. Et nos interlocuteurs de rappeler au passage qu’en cinq ans, la Polynésie française avait perdu près de 10 000 emplois salariés du fait de la crise économique…

Troisième et dernier point à retenir: les dossiers sont orientés par la commission en moins de deux mois dont une forte proportion de « faillite personnelle » qui se traduit par un effacement de la dette.

En conclusion, l’IEOM et la DGAE ne peuvent que constater un « déficit » apparent de dossiers au regard du nombre de créances douteuses (8%) sur les particuliers, ce qui constitue une proportion élevée par rapport à la norme. Diverses raisons sont avancées: la jeunesse du dispositif  mais également l’ampleur de la tâche administrative à la charge du demandeur

 

 

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