E. Fritch: « Construire quelque chose de durable… »

Devant les médias réunis au complet ce midi à la Présidence, Edouard Fritch, entouré de tous ses ministres, a défendu son bilan (septembre 2014-2016).

Le président du Pays a reçu 5 sur 5 les critiques de l’opposition Tahoeraa-UPLD. « Comme s’ils étaient les seuls à aller sur le terrain… », a t-il ironisé. Mais qu’à cela ne tienne, lui persiste à y voir « un bilan positif » au regard des nombreux chantiers ouverts par son gouvernement, sans parler de ceux qui restent à engager.

Contrairement à d’autres qui ne veut pas nommer, le président Fritch veut « miser sur le temps » et « construire quelque chose de durable ». Une conception certes pas très payante en politique mais il serait temps, vingt ans après l’arrêt définitif des essais nucléaires, de « refonder l’économie polynésienne ». D’autant, fait remarquer le président, que le départ du CEP…nous l’avons tous souhaité!

Dans cette perspective, plusieurs sujets lui tiennent à coeur.

Par exemple, les jeunes sans emploi. Au lendemain de la victoire du Tahoeraa en 2013, les contrat d’accès à l’emploi (CAE) ont vu le jour. 9000 personnes en ont bénéficié. Mais à quoi bon s’ils ne sont pas prêts à entrer dans le monde du travail, s’interroge E. Fritch. D’où les mesures correctives (Act Pro) qui ont été votées un peu plus tard à l’assemblée pour intégrer un volet « formation » des demandeurs.

Le président Fritch a également défendu son bilan pour une amélioration du coût de la vie. C’est notamment vrai après la baisse des cours mondiaux des hydrocarbures qui a été répercutée de diverses manières: à la pompe ou sur le prix de l’électricité. Mais il entend aller plus loin en proposant dans le prochain budget primitif (2017) une baisse, voire une suppression pure et simple, des droits d’entrée sur certains articles comme les vêtements, les livres et fournitures scolaires.

Autre message adressé cette fois-ci aux entreprises: comme il avait été convenu, la Contribution supplémentaire à l’impôt sur les sociétés (CSIS) sera supprimée l’année prochaine. Créée en 2013 pour gommer les ardoises laissées par la précédente équipe Temaru – à raison d’une rentrée de 1,5 milliard de Fcfp par an – elle n’a plus lieu d’être aujourd’hui. En revanche, les fumeurs invétérés et autres fans de douceurs sucrées n’ont qu’à bien se tenir car le gouvernement entend bien réparer les ravages sanitaires causés par certains excès.

Enfin, le président Fritch n’a pas voulu crier « cocorico » à son retour du Forum des îles du Pacifique mais il ne boude pas son plaisir. Tout comme, le 4 octobre prochain, il sera à New York au siège des Nations Unies pour apporter un autre son de cloche que les indépendantiste et dire que finalement, « l’autonomie n’est pas si mauvaise que ça ».

Télécharger l'article en PDF

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

En naviguant sur notre site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer une navigation optimale et nous permettre de réaliser des statistiques de visites. En savoir +

The cookie settings on this website are set to "allow cookies" to give you the best browsing experience possible. If you continue to use this website without changing your cookie settings or you click "Accept" below then you are consenting to this.

Close