E. Fritch prêt à travailler sur le sujet nucléaire « de manière dépassionnée »

Le président Fritch a reçu, lundi après-midi, Tadatoshi Akiba, ancien maire de Hiroshima de 1999 à 2011, ainsi que le docteur Katsumi Furistu, spécialiste en médecine génétique, et Toshiki Mashimo, lesquels étaient accompagnés de Roland Oldham, président de l’association Moruroa e tatou, et de Bruno Barillot.

Président de l’association internationale Mayors for peace, Tadatoshi Akiba est actuellement en Polynésie à l’occasion du 50ème anniversaire du premier essai nucléaire effectué à Moruroa, le 2 juillet 1966. Il était, par ailleurs, déjà venu en Polynésie française en 1995. L’association Mayors for peace regroupe plusieurs villes œuvrant pour l’abolition des armes nucléaires. Elle compte plus de 7000 villes adhérentes et ce dans 161 pays.

Monsieur Akiba et le docteur Furistu ont souhaité sensibiliser le président Fritch sur l’importance d’un suivi médical des anciens travailleurs du CEP (Centre d’expérimentations du Pacifique) avec d’éventuelles conséquences trans-générationnelles des essais nucléaires.

Le président Fritch a pour sa part reconnu avoir commis des erreurs d’appréciation sur le sujet nucléaire. Nous avons toujours cru les propos rassurants de l’Etat sur l’innocuité des essais, a indiqué le président. Mais la reconnaissance du fait nucléaire par le président de la République française a complètement changé la donne. La France reconnaît désormais que les essais nucléaires ont eu des conséquences sur la santé des Polynésiens, a souligné le président.

Depuis la reconnaissance du fait nucléaire par l’Etat français lui-même, il y a, chez de nombreux Polynésiens ayant travaillé sur les sites nucléaires et qui ont un cancer figurant sur la liste des maladies radio-induites, un sentiment d’injustice à leur égard lorsqu’on vient leur expliquer que leur cancer n’est pas lié aux rayonnements ionisants, a poursuivi le président. « Désormais, nous voulons travailler sur le sujet du nucléaire avec les associations qui ont eu raison sur ce combat, avec transparence et vérité, mais d’une manière dépassionnée et en toute objectivité », a conclu Edouard Fritch.

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